Monograph, Bootleg Hardcover in boxset 192 pages 32 x 24 cm Texts in French   New       EUR 37 ORDER

Robert Lebel, Sur Marcel Duchamp, mamco, 2015

Comment le ‘Nu descendant un Escalier’, banni des Indépendants de 1912 devient l’année suivante, à l’Armory Show de New York, le tableau le plus célèbre de l’époque ? Comment Marcel Duchamp, recherché et fêté en Amérique, vit indifférent à tout succès commercial ? Comment ayant travaillé huit ans à son œuvre monumentale le ‘Grand Verre’, il cessa de peindre sans renoncer pour autant à exercer son influence décisive ? Autant de problèmes brûlants sans l’élucidation desquels l’Art Moderne ne saurait être vraiment compris et qui étaient, jusqu’ici, demeurés sans réponse.

Ce livre de Robert Lebel — le premier qui soit publié sur Marcel Duchamp — est une initiation à l’œuvre et à la personnalité d’un artiste unique mais il est aussi une reconsidération de la situation du peintre dans la société contemporaine et une analyse approfondie des mobiles de l’activité créatrice. Il est complété par des textes de Marcel Duchamp, d’André Breton et de H. P. Roché, par une bibliographie et un catalogue raisonné de toutes les œuvres de Duchamp ainsi que par de très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

Cet ouvrage est fac-similé de l’édition originale en français de Sur Marcel Duchamp de Robert Lebel publié en 1959 à Paris par Trianon Press qui fut rééditée en 1996 par le Centre Georges-Pompidou et les éditions Mazzotta (Milan). La mise en page du livre  et la jaquette sont de Marcel Duchamp et Arnold Fawcus.

 

Anthology, Criticism/Theory First Edition Softcover 150 pages 24 x 22 cm Texts in French   New       EUR 70 ORDER

Lionel Bovier, Christophe Cherix, L'irrésolution commune d'un engagement équivoque. Ecart, Genève 1969–1982, mamco, 1997

L’histoire de l’art n’aime pas les groupes. Elle préfère les héros solitaires. Il lui faut de grands artistes, d’irréductibles individualités : trajectoires singulières, étoiles fixes, chefs-d’œuvre intemporels. Authenticité, sérieux, sincérité, originalité, cohérence, identité, continuité sont quelques-unes des vertus cardinales de son idéologie latente. Le collectif, le contagieux, l’échangisme, l’anonymat, l’éphémère, le négligé, l’erratique, le gratuit, l’infime, le divers, le multiple, l’indiscernable, le je-ne-sais-quoi et le presque-rien, le je-ne-sais-pourquoi et le presque-trop, l’insituable, l’infantile, le farfelu, la confusion des genres, le sans queue ni tête appliqué, le minutieux en vain, l’accumulé en pure perte, les loisirs de la poste, la promenade, le lacunaire, l’indiqué en passant, les désinvolte-face, les conversations inconservables, les bribes, le banal, l’ambigu, le bien imité, les dénégations de pouvoir, les délégations d’impouvoir, les stratégies du plus petit décalage commun, l’« infra-mince » vu au téléscope, les tactiques d’indifférence, le quotidien à géométrie variable, le thé à toute heure, les éternités parallèles, l’interchangeable généralisé, etc. – autant de trous noirs du discours historiographique dominant. D’où l’opportunité, par exemple, de cette première enquête méthodique sur l’un des confettis de l’empire invisible de l’art expérimental dans les années soixante-dix : Ecart, groupe (au moindre sens du terme) d’activistes de l’inutile, ayant sévi à Genève et ailleurs dans le monde, entre 1969 et 1982.

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