Criticism/Theory, Literature 320 pages 17 x 12 cm Texts in French         EUR 28 ORDER

C.L.R James, Marins, renégats & autres parias, Ypsilon, 2015

L’histoire d’Herman Melville et le monde dans lequel nous vivons

Surnommé « le Platon noir de notre génération », C.L.R. James (1901-1989) a été l’un des principaux représentants de ce que l’on a appelé Black Marxism. En 1952, en plein maccarthysme, C.L.R. James est emprisonné à Ellis Island. C’est là qu’il débute la rédaction de Marins, renégats & autres parias. Son interprétation de Melville prolonge une lecture de Moby Dick qui opposait à la volonté totalitaire du capitaine Achab, le pluralisme démocratique représenté par le narrateur Ismaël. Mais si James reprend l’équation Achab = totalitarisme, il remet en cause sa contrepartie  Ismaël = démocratie…

« En affirmant qu’en 1851 la révolte des masses ouvrières et colonisées était impossible, James révèle à demi-mot qu’un siècle plus tard, en 1952, elle est bel et bien devenue possible. C’est l’unique moyen d’empêcher que le navire de la civilisation moderne sombre définitivement dans la barbarie comme le Pequod a sombré dans l’océan Pacifique. » — Matthieu Renault

« Le voyage du Pequod est le voyage de la civilisation moderne à la recherche de sa destinée. » — C.L.R. James

 

Literature 120 pages 15 x 23 cm Texts in French         EUR 35 ORDER

Djuna Barnes, La Passion, Ypsilon, 2015

Traduction et «Avant-note» de Monique Wittig

suivi de Qu’est-ce qu’un un héros ? d'Étienne Dobenesque

Figures tragiques, tristes, terribles et féroces, les femmes et les hommes sont peints à l’acide chez Djuna Barnes : la nature humaine est restituée telle quelle, aussi inhumaine que la nature. Reprises et réunies par Djuna Barnes sous le titre Spillway, en 1962, les neufs nouvelles qui composent ce livre ont été écrites entre 1923 et 1929. Dernier livre conçu et défendu par son auteur, Djuna Barnes le considère comme l’un des plus achevés avec son célèbre roman Nightwood (Le Bois de la nuit). Ces nouvelles sont caractéristiques de l’art de Djuna Barnes, tant par la justesse du geste et du trait que par une aventure de la langue toute proche de la poésie. Dans une « Avant-note », qui est, en fait, un essai important, Monique Wittig affirme irrévocablement qu’il n’y a pas d’« écriture féminine » et souligne un angle d’approche dont l’effet est comparable à une perception du coin de l’œil.

 

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