Criticism/Theory First Edition Softcover 532 pages Texts in French   New       EUR 48 ORDER

Éléonore Challine, Une histoire contrariée. Le musée de photographie en France (1839-1945), Éditions Macula, 2017

Depuis la divulgation du procédé en 1839 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre d’amateurs ou de professionnels militent pour la création d’un musée de photographie. On conserve la trace de multiples projets, d’ampleurs variées qui, s’ils n’ont pas abouti, sont les lieux de cristallisation des espoirs très vite associés à la photographie. L’histoire jusqu’alors mal connue de ces divers projets est traversée par une hésitation fondamentale, liée au statut ambivalent de l’image photographique : devait-on créer un musée des photographies, pensé selon le modèle d’un musée des copies et reproductions photographiques, ou un musée pour la photographie, son histoire, sa technique, son caractère artistique ?

Éléonore Challine retrace ce lent et délicat processus de légitimation du nouveau médium au sein de la sphère institutionnelle française. Cette histoire est animée par des personnalités singulières, toutes convaincues de la nécessité de préserver la photographie et de lui donner un lieu, tels Louis Cyrus Macaire, Léon Vidal, Louis Chéronnet, Raymond Lécuyer ou encore Gabriel Cromer, dont la fabuleuse collection partit pour les États-Unis en novembre 1939 sur l’un des derniers paquebots américains quittant la France, laissant le goût amer d’une perte irrémédiable. Une galerie de portraits de ces figures oubliées s’imposait pour redonner vie et épaisseur à ce milieu qui œuvre pour le musée, excédant le strict monde « photographique ».

Conçu sous la forme d’une vaste et minutieuse enquête, à la recherche d’archives et de traces écrites ou visuelles inédites de ces projets, cet ouvrage se déroule, tel un drame bourgeois, en cinq actes. Quatre actes pour en narrer l’histoire contrariée des années 1840 jusqu’aux années 1930, puis un dernier acte sur l’histoire contournée cette fois-ci, étudiant d’une part les formes éphémères du musée photographique que sont les expositions rétrospectives et, d’autre part, ses formes portatives comme le livre.

Née en 1983, agrégée d’histoire et ancienne élève de la rue d’Ulm, Éléonore Challine est maître de conférences en histoire de la photographie à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne. Une histoire contrariée. Le musée de photographie en France (1839-1945) est son premier livre.

Criticism/Theory Fourth corrected and enlarged edition Softcover 624 pages 24 x 16 cm Texts in French   New       EUR 49 ORDER

Margot Wittkower, Rudolf Wittkower, François-René Martin, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l'Antiquité à la Révolution française, Éditions Macula, 2016

La mélancolie – la bile noire – serait-elle le propre du génie, comme on le pensait à la Renaissance, ce depuis les premières observations d’Aristote ? L’artiste, être sous influence astrale (de Saturne, la planète des mélancoliques), est-il fait comme les autres hommes ? D’une autre espèce, peut-être : mais alors, peut-il doubler son tempérament d’artiste d’une personnalité propre ? Célèbre ou marginal, comment s’inscrit-il dans l’imaginaire de ses contemporains ?

Dans la fresque foisonnante des Enfants de Saturne où se croisent les furieux (Cellini, Caravage) et les suicidaires (Rosso, Borromini), leurs torves compagnons pervers (Sodoma) et paranoïaques (Messerschmidt) agrémentés d’habiles intrigants (Titien) et de quelques amoureux (Fra Filipo Lippi, Raphaël), les peintres et les sculpteurs les plus illustres prennent vie à travers les témoignages de leurs contemporains (Vasari, Van Mander, Baldinucci…), cependant que se transforme progressivement la position sociale des artistes. De domestiques et artisans des débuts jusqu’au XVe siècle, les voici désormais sollicités, courtisés, certains (Michel-Ange, Rubens, Bernin, Vélasquez) seront même couverts d’or par les papes, les rois ou les empereurs.

L’érudition des époux Wittkower mobilise une grande diversité de sources. Lettres, carnets de commande, biographies, journaux intimes et mémoires, minutes de procès défilent pour nourrir cette vaste enquête jusqu’à sa dernière interrogation, effet inévitable des incursions répétées de la psychanalyse en histoire de l’art : qu’en est-il du statut de la biographie ? En quoi éclaire-t-elle la production des œuvres ? Cet ouvrage fondamental paru en 1963 – traduit en français pour la première fois en 1985 – est enfin réédité dans une version revue, corrigée et augmentée d’une postface de François-René Martin. Professeur aux Beaux-Arts de Paris, celui-ci revient sur l’importance de cette étude, mettant en lumière son actualité autant que son intemporalité.

Your cart contains 0 item. Check out here.
Item added to cart.