Children's book Second Edition, 2012 Softcover 56 pages 19 x 14 cm Texts in French   New       EUR 9.5 ORDER

Babette Cole, La Princesse Finemouche, Gallimard, 2012

La princesse Finemouche n’a aucune envie de se marier. Elle aime faire ce qu’elle veut, s’occuper de ses petits chéris - en fait, des animaux monstrueux, gluants et visqueux -, regarder la télé en mangeant des cochonneries, etc. Ses parents pourtant estiment qu’il est grand temps pour leur fille de trouver un mari. Belle et riche comme elle est, elle a d’ailleurs à ses pieds de très nombreux prétendants. Pour faire plaisir à ses parents, la princesse Finemouche accepte d’accorder sa main à celui qui triomphera de ses épreuves. Mais réussir à donner à manger à de gigantesques bestioles, faire face à des arbres qui se lancent à votre poursuite, danser pendant des heures en patins à roulettes, ou sauter à moto au dessus d’un plan d’eau infesté de créatures voraces n’a rien d’une sinécure. Et tous les prétendants échouent. Enfin, tous sauf un. Mais là encore, la princesse Finemouche fera ce qu’il faut pour le faire fuir à jamais. Et garder sa liberté.
Grand classique de la littérature jeunesse, cette histoire de Babette Cole (datant de 1986) est rééditée dans la jolie collection de Gallimard Jeunesse, L’heure des histoires. Un nouveau format et une nouvelle mise en page remettent sur le devant de la scène cette héroïne pour le moins anticonformiste. Ici, la princesse n’a nulle envie de se pomponner, de porter des robes qui brillent ou de trouver un prince charmant qui saura lui donner beaucoup d’enfants. Ici, il est question de différence et d’indépendance d’esprit. Des thèmes traités avec beaucoup d’humour, de loufoquerie, où les situations burlesques s’enchaînent et où le texte et les illustrations sont très complémentaires.

Age : 3 à 7 ans.

Literature New edition Softcover with dust jacket 128 pages 18 x 11 cm Texts in French   New       EUR 32 ORDER

Jean-Jacques Schul, Rose poussière, Gallimard, 2013

De gauche à droite, ainsi que sur une photographie, on reconnaît dans ce livre des morceaux de personnages célèbres mais qui, en fin de compte, ne sont là que pour contribuer à n'en faire qu'un - ou trois milliards - l'homme interchangeable et sans nom, comme dans un photomontage ou un portrait-robot : Mao, Marlene, Oulianov, les Rolling Stones, Ava Gardner, Marlon Brando, Weidman, Stan Laurel.

De pied en cap, cet homme interchangeable et synthétique porte les signes du temps : lunettes fumées, fils électriques, boots, fards, foulards, chants, accessoires détournés ou décalés, et surtout sa mort électronique et industrielle avec son maquillage, sa toilette, sa douceur, sa précision anonyme : rien de tel que des pièces (et des phrases) rapportées pour aussitôt se décomposer au ralenti et en silence. De part en part, ce montage-démontage sur l'impersonnalité tourne autour de ces «éléments étranges qui ne cessent pas d'entraîner la vie humaine vers une région blafarde», zone commune (fosse commune) où n'ont plus cours les valeurs de culture, d'intelligence, de style ni de personne humaine, chaque chose n'étant plus là que pour soi, c'est-à-dire pour rien. De cette zone innommable, il n'est aujourd'hui, pour nous en donner un aperçu, que les déchets et pourritures en tous genres.

Edition originale : 1972.

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