Anthology, Criticism/Theory, Essai, Social sciences Paperback 1856 pages 22 x 17 cm Texts in French         EUR 66 ORDER

Fernand Deligny, Oeuvres, L'arachnéen, 2017

Les Oeuvres de Fernand Deligny (1913-1996) reconstituent en 1856 pages des textes, images, fac-similés, les étapes d'une trajectoire qui conduisit cet éducateur sans diplômes de la lutte contre l'institution "Sauvegarde de l'enfance" à une approche expérimentale de l'autisme. L'ouvrage rassemble l'essentiel de son oeuvre, éditée et inédite: de Pavillon 3, ses premières nouvelles (1944), aux textes sur l'image des années 1980 et de l'évocation de sa dernière et monumentale tentative autobiographique L'Enfant de citadelle.

L’écriture fut pour Deligny une activité constante, existentielle, le laboratoire permanent de sa pratique d’éducateur. Ses premiers livres sont des pamphlets contre l’"encastrement" institutionnel et contre l’approche psychopédagogique qui anime la politique rééducative de l’après-guerre et dans laquelle il voit très tôt s’annoncer la "société de contrôle". À partir de la fin des années 1960, il engage une réflexion anthropologique contre la "domestication symbolique" et pour une définition de l’humain a-subjectif, spécifique, dépris de lui-même. Il accueille des enfants autistes dans les Cévennes et invente un dispositif : un réseau d’aires de séjour, des éducateurs non professionnels, un "coutumier" ritualisé à l’extrême, inspiré de l’agir et de l’immuable autistiques. Il invente une cartographie, les fameuses "lignes d’erre", se saisit du cinéma pour remettre en cause le point de vue hégémonique de "l’homme-que-nous-sommes".

Le volume – chronologique – s’accompagne d’une édition critique détaillée : les textes et films en images sont précédés d’introductions (Sandra Alvarez de Toledo) qui les replacent dans leur contexte historique et dans la biographie intellectuelle de Deligny ; chacune des cinq parties de l’ouvrage se conclut par un texte (Michel Chauvière, Annick Ohayon, Anne Querrien, Bertrand Ogilvie, Jean-François Chevrier) qui dégage les lignes de force de sa pensée au cours de ses tentatives successives.

Essai Paperback 192 pages 22 x 14 cm Texts in French         EUR 23.9 ORDER

Fernand Deligny, Lettres à un travailleur social, L'arachnéen, 2017

Fernand Deligny écrit Lettres à un travailleur social en 1984-1985. Avec le temps, il s’est éloigné des travailleurs sociaux. Ceux-ci lui reprochent son écriture "hermétique" et voudraient le voir renouer avec l’esprit militant des aphorismes de Graine de crapule (1945). Deligny répond sans répondre. S’adressant à un "travailleur social quel qu’il soit", c’est précisément dans cette langue "en tant qu’outil" qu’il veut persuader les travailleurs sociaux de penser leur tâche. Sa proposition est politique : il pointe les risques d’une liberté indexée sur l’individualisme, et d’une psychologie organisée autour de l’hypostase du "sujet absolu" et de la "conscience de soi". Dans des pages que ne renieraient pas les critiques actuelles les plus radicales sur l’école, il met en garde contre les formes de "l’apprendre" qui négligent les "faits hérétiques", les faits "chiendent", ceux qui résistent à la "sélection". Il suggère de respecter le hasard, et le tacite dont il reprend la notion à Ludwig Wittgenstein. Il interroge un "commun coutumier", indissociable de la pratique qui consiste à "asiler" l’humain, celui en qui la mémoire d’éducation n’aurait pas totalement supplanté la mémoire d’espèce…

Criticism/Theory Soft cover, perfect binding 250 pages 22 x 16 cm Texts in French   New       EUR 34 ORDER

Fernand Deligny, L'arachnéen et autres textes, L'arachnéen, 2008

L’Arachnéen (1981) est un essai sur le thème du réseau. Deligny vit alors dans les Cévennes, où il a créé un ensemble de lieux de prise en charge informelle d’enfants autistes. Qu’est-ce qu’un espace perçu hors langage ? Quelle est la forme d’un déplacement sans but ? Comment exister aux yeux de ceux qui ne nous regardent pas ? Telles sont quelques-unes des questions soulevées par des enfants qui ne parlent pas, vibrent aux éclats de l’eau et attrapent les guêpes par les ailes sans les blesser. La seconde partie de l’ouvrage, intitulée « Quand le bonhomme n’y est pas », ouvre une perspective inattendue sur les liens entre son approche respectueuse, non invasive, sans interprétation ni « interpellation » de l’autisme, et la psychanalyse ; entre l’espace-temps silencieux des aires de séjour, ouvert à l’agir et aux « circonstances », et la séance psychanalytique censée accueillir l’« inouï ». Deligny invite ici la pensée de Lacan, et leur commune acception d’un réel hors langage, ineffable.

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