Criticism/Theory Softcover 152 pages 20 x 17 cm Texts in French   New       EUR 35 ORDER

John Cage, Journal : comment rendre le monde meilleur (on ne fait qu'aggraver les choses), Éditions Héros-Limite, 2003

Dans son Journal, John Cage laisse libre cours au tracé de sa pensée, les propositions se juxtaposent, zigzaguent. Il opère dans la césure et la discontinuité. Le Journal se compose de huit parties qui couvrent différentes périodes (1965 – 1982) de la vie du compositeur. En 1991, John Cage en donne une lecture qui sera enregistrée puis éditée sous la forme de huit CD. Anecdotes et récits philosophiques, le Journal dépasse de très loin le cadre musical. Tout comme celle de Satie, la voix de John Cage s’adresse avec finesse et ironie aux lecteurs. Pour autant que la lecture soit elle-même «invention».

Criticism/Theory, Cinema First Edition Softcover 208 pages 21 x 14 cm Texts in French   New       EUR 25 ORDER

Hugo Münsterberg, Le cinéma : une étude psychologiques et autres essais, Éditions Héros-Limite, 2010

Publié à New York en 1916, The Photoplay: A Psychological Study constitue la première étude systématique jamais consacrée au cinéma. En décrivant, avec les outils de la psychologie expérimentale dont il est l’un des pionniers, les opérations mentales mises en jeu par le spectateur de films, Hugo Münsterberg (1863-1916), professeur allemand exilé aux États-Unis, tente de décrire les spécificités techniques et narratives du cinéma, afin de conférer à cet art nouveau un statut esthétique autonome.

Cet essai de Münsterberg s’est imposé comme une référence incontournable dans le champ de l’histoire du cinéma. En intégrant le film dans la série culturelle des images animées, il permet de revenir sur les origines multiples du cinématographe, notamment sur les expérimentations scientifiques d’un Marey ou d’un Muybridge et sur les jouets optiques du XIXe siècle. Mais il propose également une réflexion stimulante sur le positionnement du spectateur et le dispositif filmique, dans une perspective psycho-physiologique qu’il est possible de confronter aux approches psychanalytiques et cognitivistes du cinéma qui se sont développées par la suite.

Criticism/Theory Second Edition Soft cover, perfect binding 216 pages 21 x 15 cm Texts in French / English   New       EUR 27 ORDER

Ulises Carrión, Quant aux livres / On Books, Éditions Héros-Limite, 2008

Ulises Carrión est né à Vera Cruz (Mexique) en 1941. Tandis qu’il étudie la littérature et la philosophie à Mexico, à Paris et à Leeds, il publie des nouvelles et des poèmes. En 1970, il s’établit à Amsterdam, rompt avec son passé littéraire et se tourne vers la poésie concrète et visuelle. Avec un groupe d’artistes, il fonde une galerie, In-Out Center, et une maison d’édition, In-Out Productions. Son approche théorique du livre d’artiste l’amène à ouvrir Other Books and So, première librairie entièrement consacrée à la promotion et la diffusion de livres d’artistes. Il met sur pied des projets de mail art, des expositions de nouvelles formes d’expression (photocopies, tampons) et des performances, donne des conférences, crée des livres, publie des articles et des essais. En 1980, Ulises Carrión convertit une partie du fonds de sa librairie en archives privées. Jusqu’à sa mort en 1989, il poursuit sa quête de nouvelles «stratégies culturelles» à travers d’autres médias – le cinéma, la vidéo, la télévision et la radio. 

Ce recueil traite exclusivement du livre, en étudie sa structure et son architecture.
Textes rassemblés par Juan J. Agius, introduction d’Anne Mœglin-Delcroix et Clive Phillpot. Traduit par Thierry Dubois.

Criticism/Theory 1997 edition Soft cover, perfect binding 200 pages 20 x 17 cm Texts in French   New       EUR 23 ORDER

David Antin, Je n’ai jamais su quelle heure il était, Éditions Héros-Limite, 2008

Je n’ai jamais su quelle heure il était réunit des pièces «parlées» de ces dernières années, au cours desquelles David Antin explore l’expérience du temps: les différentes perceptions qu’on en a, comment se forme un souvenir, qu’est-ce que raconter – autant de questions qui doivent également être prises de manière réflexive dans la production des talk poems, eux-mêmes parlés et réécrits à partir d’un double matériau: enregistrement et souvenir. Véritables «Thinking-while-talking» (comme il le dit des Recherches philosophiques et des leçons de Wittgenstein), ces «investigations» convoquent et intriquent de manière spéculative, et avec humour, des domaines bien connus de lui, l’art, les sciences, la linguistique et la philosophie, l’épuisement des métaphores et des raisonnements logiques qu’il affectionne depuis l’un de ses tout premiers livres, Meditations (1971) dans la trame essentielle du récit de souvenirs d’expériences personnelles (son arrivée à San Diego, lui le New-yorkais, en 1968, sa traversée des Etats-Unis en stop, ses origines familiales en Europe de l’Est et le Brooklyn de son enfance, sa relation à la scène artistique, sont autant de «motifs» que l’on retrouve dans plusieurs talk pieces).

Poetry Soft cover, perfect binding 208 pages 16 x 11 cm Texts in French   New       EUR 24 ORDER

Eugen Gomringer, constellations et poèmes concrets, Éditions Héros-Limite, 2005

Les konstellationen sont conçues comme «le plus simple modèle visuel de la poésie verbale» reposant sur la simplification toujours plus radicale de la langue. Gomringer aspire ainsi à un langage réduit à l’essentiel, où sont abolis les caractères nationaux et superflus. Le langage évolue alors vers un schématisme fonctionnel, vers une poésie universelle instantanément lisible.
«Les konstellationen tendent à devenir objectives, c’est-à-dire à ne plus être les véhicules de contenus moraux ou philosophiques, ni l’expression d’un moi social qui se demande “Qui suis-je ?”, mais la libération d’une énergie, le faire-part d’une information esthétique, l’objectivation d’une langue.»
Aspirant à influencer, par le «nouveau poème», les structures linguistiques, Gomringer trouve dans le mouvement De Stijl, le Bauhaus et la peinture concrète de Max Bill, les points de référence obligés de ses théories.

Traduit par Vincent Barras.

Criticism/Theory Second revised edition Soft cover, perfect binding 290 pages 20 x 17 cm Texts in French   New       EUR 23 ORDER

John Cage, Silence: Conférences et écrits, Éditions Héros-Limite, 2012

Silence est le premier recueil du compositeur et le plus important sur le plan théorique. Datant de 1961, il regroupe les conférences et les articles qui lui permirent de structurer sa pensée. Emblématiques de son œuvre, ces textes sont toujours inventifs et explorent de nouvelles formes. Le musicien, tour à tour influencé par Dada et par les maîtres Zen, y expose ses conceptions en matière d’interprétation et de composition.

Traduit par Vincent Barras.

Criticism/Theory Softcover 126 pages 18 x 11 cm Texts in French   New       EUR 12 ORDER

Jean Giono, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, Éditions Héros-Limite, 2013

La Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix est écrite durant l’été 1938, entre le début juillet et la mi-août. Jean Giono la rédige dans une atmosphère de bouleversement. En pacifiste convaincu il sait que depuis l’Anschluss les Français se préparent de plus en plus à la guerre et sont prêts à la faire. Son intention n’en est que renforcée : « Continuer à combattre, écrit-il le 16 mars dans son journal, contre le militarisme et forcément commencer par lutter contre celui de ma patrie. » Or abattre la guerre, c’est abattre l’État, quel qu’il soit.

Le Giono des premiers écrits, le romancier décrivant un monde paysan accordé aux grands rythmes élémentaires, somme toute assez inoffensif, laisse place au penseur engagé, politiquement incorrect. La lutte que le « pacifiste-anarchiste » engage ici, aux côtés des paysans du monde entier, contre la guerre et contre l’État est une lutte perdue d’avance. La guerre et l’État, tant totalitaire que démocratique, passeront par là. Et pourtant en parlant aux paysans, Giono sait qu’il parle de choses humaines valables pour tous. Il sait que son message portera loin, et ce faisant qu’il saura à sa manière rendre compte de l’évidence : « tous les peuples du monde sont prisonniers ». Paysans et non-paysans partagent, malgré eux, la même communauté de destin. Celui d’un monde aux prises avec le culte de la vitesse, de la technique et du progrès, dont le propre est, petit à petit, d’éliminer le naturel au profit de l’artificiel. Un monde qui aujourd’hui voit plusieurs centaines de millions de paysans souffrir de la faim.

 

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