Political theory 148 pages 16 x 11 cm Texts in French         EUR 10 ORDER

Serge Bologna, Giairo Daghini, Mai 68 en France, Entremonde, 2019

Traduit de l’italien par Julien Allavena, Davide Gallo Lassere et Matteo Polleri

Cet essai sur Mai 68 – publié en juillet de la même année dans la revue Quaderni pia­­­cen­­­tini – a été écrit dans le feu de l’action, au milieu des bar­­­ri­­­ca­­­des pari­­­sien­­­nes. Devenu un clas­­­si­­­que, sa lec­­­ture des événements s’oppose aux inter­­­pré­­­ta­­­tions alors en vogue dans la gauche, à la fois ins­­­ti­­­tu­­­tion­­­nelle et révo­­­lu­­­tion­­­naire. Les auteurs, en ana­­­ly­­­sant la révolte des étudiants et des tra­­­vailleurs, ont en effet ignoré les sché­­­mas idéo­­­lo­­­gi­­­ques du marxisme-léni­­­nisme, du maoïsme, de l’anar­­­chisme, etc., en met­­­tant en avant les caté­­­go­­­ries opé­­­raïs­­­tes for­­­gées dans les revues Quaderni rossi et Classe ope­­­raia.

Territoires First Edition Softcover 348 pages Texts in French   New       EUR 24 ORDER

Andy Merrifield, Métromarxisme. Un conte marxiste de la ville, Entremonde, 2019

Métromarxisme s’atta­che à l’expé­rience de la ville, et plus pré­ci­sé­ment à la rela­tion tumul­tueuse qu’elle entre­tient avec la cri­ti­que socia­le : de Marx et Engels à David Harvey et Marshall Berman, en pas­sant par Walter Benjamin, Henri Lefebvre, Guy Debord ou Manuel Castells, c’est à une flâ­ne­rie ou une déam­bu­la­tion métro­po­li­tai­nes qui inter­ro­gent le capi­ta­lisme que nous convie l’ouvrage d’Andy Merrifield. Construit à partir de cha­pi­tres mono­gra­phi­ques et bio­gra­phi­ques évoquant cha­cune de ces figu­res, Métromarxisme est ainsi une intro­duc­tion à la cri­ti­que marxiste de l’urba­nis­me : arti­cu­lant une appro­che de la ville qui insiste sur sa cen­tra­lité quant au déve­lop­pe­ment du capi­ta­lisme à une autre qui la pense comme lieu par excel­lence des révo­lu­tions et mou­ve­ments sociaux, le livre pro­pose une tra­ver­sée de ce que la tra­di­tion marxienne a pu défen­dre comme concep­tion de la condi­tion urbaine. Un véri­ta­ble « conte marxiste de la ville », en quel­que sorte. De Manchester à Los Angeles, de Paris ou Berlin à New York et Londres, c’est bien d’un même phé­no­mène qu’il s’agit de rendre comp­te : celui de l’espace de la métro­pole comme champ de bataille oppo­sant les logi­ques de la domi­na­tion à celles de l’émancipation.

Andy Merrifield, né en 1960 à Liverpool, est, aux côtés de David Harvey ou de Mike Davis, un théo­ri­cien, essayiste et écrivain reconnu pour son appro­che marxiste des ques­tions d’urba­nisme et de géo­gra­phie. On lui doit notam­ment les mono­gra­phies de Guy Debord (Guy Debord, Reaktion Books, 2005) et d’Henri Lefebvre (Henri Lefebvre. A cri­ti­cal Introduction, Routlege, 2006) ainsi qu’un essai, L’Âne de Schubert, déjà tra­duit en fran­çais (Actes Sud, 2008).

Crise & Capital, Cultural Studies First Edition Softcover 93 pages Texts in French   New       EUR 10 out of stock

Mark Fisher, Le Réalisme capitaliste. N'y a-t-il aucune alternative ?, Entremonde, 2018

Les coor­don­nées idéo­lo­gi­ques et la logi­que cultu­relle de notre époque peu­vent se rap­por­ter au cons­tat sui­vant : il est plus facile d’ima­gi­ner la fin du monde que celle du capi­ta­lisme. Un sen­ti­ment répandu, diffus, selon lequel il s’agi­rait du seul sys­tème économique et poli­ti­que viable, et qu’il serait désor­mais impos­si­ble d’en ima­gi­ner une alter­na­tive cohé­rente et plau­si­ble. C’est ce que Mark Fisher nomme le « réa­lisme capi­ta­liste », qu’il se pro­pose de décryp­ter et de cri­ti­quer radi­ca­le­ment. En croi­sant théo­rie sociale et ana­lyse cultu­relle (cinéma, fic­tion, pop culture), l’auteur s’atta­che à diag­nos­ti­quer une conjonc­ture qui se donne de manière idéo­lo­gi­que comme post-his­to­ri­que. Mark Fisher s’atta­que aussi à la pro­li­fé­ra­tion de dis­cours et de repré­sen­ta­tions qui ren­voient aux rap­ports de domi­na­tion : ils pro­dui­sent un étouffement omni­pré­sent, depuis les chaî­nes d’assem­blage à l’ensei­gne­ment, en pas­sant par dif­fé­ren­tes patho­lo­gies ou affec­ta­tions socio-psy­chi­ques (la dépres­sion notam­ment), et bien évidemment par les divers sec­teurs de l’indus­trie cultu­relle. Autrement dit : c’est un hori­zon his­to­ri­que et social clô­turé sur la mar­chan­dise et ses effets d’alié­na­tion qu’il faut ici com­pren­dre, afin de pou­voir mieux en décons­truire l’effec­ti­vité.

Mark Fisher (1968–2017), connu également sous son pseu­do­nyme de k-punk, fut ensei­gnant au Département de cultu­res visuel­les du Goldsmiths College à Londres et obser­va­teur atten­tif des formes cultu­rel­les. Son ouvrage Le Réalisme capi­ta­liste contri­bua à le faire connaî­tre par un grand public ; il contri­bua également à des revues telles que Wire, Fact, New Statesman et Sight & Sound.

Essai traduit de l’anglais par Julien Guazzini

Crise & Capital, Children's book 112 pages 15 x 10 cm Texts in French   New       EUR 9 ORDER

Bini Adamczak, Le Communisme expliqué aux enfants, Entremonde, 2018

Il était une fois des per­son­nes qui aspi­raient à se libé­rer de la misère du capi­ta­lisme. Comment faire pour que leur désir de chan­ge­ment puisse deve­nir réa­lité ? Ce petit livre pro­pose une vision dif­fé­rente du com­mu­nisme, fidèle à son ambi­tion : se débar­ras­ser d’un monde de souf­france et d’oppres­sion. Mobilisant les res­sour­ces de la lit­té­ra­ture enfan­tine, mais pas seu­le­ment, ce texte cher­che à rendre abor­da­ble pour toutes et tous cer­tains concepts de la théo­rie marxiste et com­mu­niste. Princesses et usines, pay­san­nes et tra­vailleu­ses oppri­mées, devien­nent les actri­ces d’un récit ludi­que et illus­tré par lequel il s’agit de reve­nir sur l’his­toire du capi­ta­lisme, sur celle de la féo­da­lité, sur la théo­rie des crises, sur les formes mul­ti­ples de la domi­na­tion et de l’exploi­ta­tion, mais aussi et sur­tout sur les dif­fé­ren­tes défi­ni­tions et com­pré­hen­sions de la visée com­mu­niste.

Crise & Capital, Feminism Second Edition Softcover 401 pages 20 x 13 cm Texts in French   New       EUR 26 ORDER

Silvia Federici, Caliban et la sorcière: Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, Senonevero, 2017

Silvia Federici revi­site ce moment par­ti­cu­lier de l’his­toire qu’est la tran­si­tion entre le féo­da­lisme et le capi­ta­lisme, en y intro­dui­sant la pers­pec­tive par­ti­cu­lière de l’his­toire des femmes. Elle nous invite à réflé­chir aux rap­ports d’exploi­ta­tion et de domi­na­tion, à la lumière des bou­le­ver­se­ments intro­duits à l’issue du Moyen Âge. Un monde nou­veau nais­sait, pri­va­ti­sant les biens autre­fois col­lec­tifs, trans­for­mant les rap­ports de tra­vail et les rela­tions de genre. Ce nou­veau monde, où des mil­lions d’escla­ves ont posé les fon­da­tions du capi­ta­lisme moderne, est aussi le résul­tat d’un asser­vis­se­ment sys­té­ma­ti­que des femmes. Par la chasse aux sor­ciè­res et l’escla­vage, la tran­si­tion vers le capi­ta­lisme fai­sait de la moder­nité une affaire de dis­ci­pline. Discipline des corps fémi­nins dévo­lus à la repro­duc­tion, consu­més sur les bûchers comme autant de signaux ter­ri­fiants, tor­tu­rés pour lais­ser voir leur méca­ni­que intime, anéan­tis socia­le­ment. Discipline des corps d’escla­ves, servis à la machine sociale dans un for­mi­da­ble mou­ve­ment d’acca­pa­re­ment des res­sour­ces du Nouveau Monde pour la for­tune de l’ancien.

Le capi­ta­lisme contem­po­rain pré­sente des simi­li­tu­des avec son passé le plus vio­lent. Ce qu’on a décrit comme bar­ba­rie et dont aurait su triom­pher le siècle de la raison est cons­ti­tu­tif de ce mode de pro­duc­tion : l’escla­vage et l’anéan­tis­se­ment des femmes n’étaient pas des pro­ces­sus for­tuits, mais des néces­si­tés de l’accu­mu­la­tion de richesse. L’auteur nous invite à par­ta­ger son son regard d’his­to­rienne et de fémi­niste sur la situa­tion actuelle et sur ses méca­nis­mes.

Crise & Capital, Political theory First Edition Softcover 336 pages 21 x 14 cm Texts in French   New       EUR 22 ORDER

Bruno Astarian, L’Abolition de la valeur, Entremonde, 2017

Pour Marx, l’abo­li­tion de la valeur consiste en la sup­pres­sion de l’échange et son rem­pla­ce­ment par une économie pla­ni­fiée où les hommes tra­vaillent avec enthou­siasme à la satis­fac­tion de leurs besoins (le pre­mier d’entre eux étant le tra­vail lui-même). Et sa théo­rie de la valeur est tout impré­gnée de ce point de vue. L’objet de L’Abolition de la valeur est de revi­si­ter la théo­rie marxienne de la valeur en tenant compte des condi­tions actuel­les du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste – sans remet­tre en cause la tra­jec­toire d’ensem­ble du Capital. La dif­fé­rence essen­tielle avec l’époque de Marx est qu’il est devenu impos­si­ble d’envi­sa­ger le com­mu­nisme comme une économie d’« hommes libres » gérant leur tra­vail par une pla­ni­fi­ca­tion com­mune.
Notre époque permet de mettre au concret la théo­rie de la valeur en s’appuyant sur les carac­té­ris­ti­ques pra­ti­ques, et non pas abs­trai­tes, du tra­vail pro­duc­teur de mar­chan­di­ses. Cela a des consé­quen­ces déci­si­ves sur la façon d’envi­sa­ger l’abo­li­tion de la valeur et l’au-delà du capi­tal et du tra­vail. Car il faut main­te­nant com­men­cer à réflé­chir à ce que pour­rait être une société sans tra­vail – ce qui ne veut pas dire sans pro­duc­tion, mais sans usines, sans chro­no­mè­tres, sans souf­france.

Bruno Astarian s’inté­resse depuis qua­rante ans aux pro­blè­mes théo­ri­ques du com­mu­nisme, et a par­ti­cipé à la for­ma­tion du cou­rant dit de la « com­mu­ni­sa­tion ». Il a notam­ment publié Le Travail et son dépas­se­ment (Senonevero, 2001) et Luttes de clas­ses dans la Chine des réfor­mes (Acratie, 2009).

Books on Books Hardcover 176 pages 28 x 21 cm Texts in French / Italian   New       EUR 58 ORDER

Josef Müller-Brockmann, Systèmes de grille pour le design graphique, Entremonde, 2017

Dans les années 1920 sont posées en Europe les bases d’une typo­gra­phie objec­tive et fonc­tion­nelle pour la com­mu­­ni­­ca­­tion visuelle. Partout, les avant-gardes embras­­sent la moder­nité et bou­le­ver­sent tous les domai­nes de la créa­tion. Cette révo­lu­tion visuelle trouve un nou­veau souf­fle à l’issue de la Seconde Guerre mon­diale en Suisse dans le design gra­phi­que. Le projet de trans­for­ma­tion sociale des avant-gardes laisse place à une com­mu­ni­ca­tion publi­ci­taire qui hérite de la rigueur et de la sim­pli­cité de ses pré­cur­seurs. Les pra­ti­ciens du style suisse entre­pren­nent une véri­ta­ble croi­sade pour défen­dre ces prin­ci­pes. Ce livre en est la plus remar­qua­ble expres­sion.

Ce manuel publié pour la pre­mière fois en 1981 est devenu très rapi­de­ment incontour­na­ble. Il expli­que com­ment conce­voir des grilles de mise en page pour com­po­ser du texte et des images. Un cha­pi­tre est consa­cré à la grille dans l’espace tri­di­men­sion­nel. Son auteur offre ici aux desi­gners un ins­tru­ment qui répond faci­le­ment aux pro­blè­mes ren­contrés dans la concep­tion gra­phi­que.

Josef Müller-Brockmann (1914–1996) a été un des plus influents desi­gners gra­phi­ques du XXe siècle. Il a d’abord tra­vaillé en Suisse comme illus­tra­teur et concep­teur d’expo­si­tion avant de pra­ti­quer un design gra­phi­que infor­ma­tif et fonc­tion­nel. Il a été un des fon­da­teurs de la célè­bre revue tri­lin­gue Neue Grafik. Il a acquis une renom­mée mon­diale avec le Systèmes de grille qui est rapi­de­ment devenu un clas­si­que du style suisse.

Criticism/Theory First Edition Hardcover 272 pages 21 x 15 cm Texts in French   New       EUR 46 ORDER

Jan Tschichold, La Nouvelle Typographie, Entremonde, 2017

L’ouvrage emblé­ma­ti­que de Tschichold, La Nouvelle Typographie (1928) est un véri­ta­ble mani­­feste pour la moder­nité, ana­lo­gue dans son domaine au livre du Corbusier Vers une archi­­tec­­ture. Pre­nant la forme d’un manuel, l’auteur y fait table rase de la typo­gra­phie ancienne qui ne trouve grâce à ses yeux que dans son contexte his­to­ri­que, main­te­nant dépassé.
Pour conce­­voir son his­­toire de la typo­­gra­­phie, Tschichold s’est d’abord tourné vers l’art moderne. Pour lui, l’ancienne ère, cen­trée sur l’indi­­vi­du, a laissé place à une nou­velle époque, celle de la repro­­duc­­ti­­bi­­lité et de la dis­­so­­lu­­tion de l’art dans l’archi­­tec­­ture et autres formes direc­te­ment publi­ques. La vie ainsi bou­le­ver­sée, méca­ni­sée, urba­ni­sée, accé­lé­rée, le centre de gra­vité s’est déplacé vers le social et le col­lec­tif. Il s’agit d’en pren­dre acte.

Les idées et le lan­gage uti­li­sés sont carac­té­ris­ti­ques des textes moder­nis­tes de cette époque. Cette révo­lu­tion agit comme une lame de fond dans tous les domai­nes de la créa­tion, de la nou­velle archi­tec­ture au théâ­tre poli­ti­que de Bertolt Brecht, du mobi­lier tubu­laire au cinéma de Dziga Vertov et jusqu’à la lit­té­ra­ture. Les avant-gardes ; les futu­ris­tes, le mou­­ve­­ment Dada, le mou­­ve­­ment De Stijl, les cons­­truc­­ti­­vis­­tes russes, le Bauhaus des­si­nent une véri­ta­ble cons­tel­la­tion inter­na­tio­nale dont s’abreu­vent les nou­veaux typo­gra­phes autant qu’ils y appor­tent leurs contri­bu­tions.

Jan Tschichold (1902-74) a tra­vaillé comme typo­gra­phe et ensei­gnant en Allemagne, en Suisse et en Angleterre. Il fut inter­na­tio­na­le­ment connu en 1925 avec la publi­ca­tion de la Typographie Élémentaire et pour le renou­vel­le­ment de la ligne gra­phi­que de Penguin Books.

Essai traduit de l’allemand par Philippe et Françoise Buschinger. Introduction de Robin Kinross

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