First Edition Hardcover 272 pages 21 x 15 cm Texts in French   New       EUR 46 ORDER

Jan Tschichold, La Nouvelle Typographie, Entremonde, 2017

L’ouvrage emblé­ma­ti­que de Tschichold, La Nouvelle Typographie (1928) est un véri­ta­ble mani­­feste pour la moder­nité, ana­lo­gue dans son domaine au livre du Corbusier Vers une archi­­tec­­ture. Pre­nant la forme d’un manuel, l’auteur y fait table rase de la typo­gra­phie ancienne qui ne trouve grâce à ses yeux que dans son contexte his­to­ri­que, main­te­nant dépassé.
Pour conce­­voir son his­­toire de la typo­­gra­­phie, Tschichold s’est d’abord tourné vers l’art moderne. Pour lui, l’ancienne ère, cen­trée sur l’indi­­vi­du, a laissé place à une nou­velle époque, celle de la repro­­duc­­ti­­bi­­lité et de la dis­­so­­lu­­tion de l’art dans l’archi­­tec­­ture et autres formes direc­te­ment publi­ques. La vie ainsi bou­le­ver­sée, méca­ni­sée, urba­ni­sée, accé­lé­rée, le centre de gra­vité s’est déplacé vers le social et le col­lec­tif. Il s’agit d’en pren­dre acte.

Les idées et le lan­gage uti­li­sés sont carac­té­ris­ti­ques des textes moder­nis­tes de cette époque. Cette révo­lu­tion agit comme une lame de fond dans tous les domai­nes de la créa­tion, de la nou­velle archi­tec­ture au théâ­tre poli­ti­que de Bertolt Brecht, du mobi­lier tubu­laire au cinéma de Dziga Vertov et jusqu’à la lit­té­ra­ture. Les avant-gardes ; les futu­ris­tes, le mou­­ve­­ment Dada, le mou­­ve­­ment De Stijl, les cons­­truc­­ti­­vis­­tes russes, le Bauhaus des­si­nent une véri­ta­ble cons­tel­la­tion inter­na­tio­nale dont s’abreu­vent les nou­veaux typo­gra­phes autant qu’ils y appor­tent leurs contri­bu­tions.

Jan Tschichold (1902-74) a tra­vaillé comme typo­gra­phe et ensei­gnant en Allemagne, en Suisse et en Angleterre. Il fut inter­na­tio­na­le­ment connu en 1925 avec la publi­ca­tion de la Typographie Élémentaire et pour le renou­vel­le­ment de la ligne gra­phi­que de Penguin Books.

Essai traduit de l’allemand par Philippe et Françoise Buschinger. Introduction de Robin Kinross

Criticism/Theory 1997 edition Softcover 360 pages 20 x 13 cm Texts in French   New       EUR 24 ORDER

Otto Rühle, Karl Marx: vie et oeuvre, Entremonde, 2011

Otto Rühle (1874-1943) est une figure de proue de la gauche com­mu­niste, plus tard qua­li­fiée de conseilliste, mais que Lénine pré­féra qua­li­fier de mala­die infan­tile du com­mu­nisme pour son refus du par­le­men­ta­risme et du syn­di­ca­lisme. Ancien député social-démo­crate, membre fon­da­teur du Spartakusbund, puis délé­gué au conseil ouvrier et mili­taire de Dresde en 1918. Il s’opposa à Rosa Luxemburg sur la ques­tion des élections en s’affir­mant pour l’auto-orga­ni­sa­tion du mou­ve­ment ouvrier et contre le parti.

Dans son Karl Marx (1928), Rühle retrace l’épopée intel­lec­tuelle et mili­tante de Marx. Cette bio­gra­phie est la par­faite introduc­tion à Marx. Son œuvre phi­lo­so­phi­que, poli­ti­que et économique y est lar­ge­ment citée, décor­ti­quée et com­men­tée. Rühle met en lumière les rela­tions fami­lia­les et ami­ca­les par­fois hou­leu­ses que Marx entre­tient avec les autres pro­ta­gonistes du grand mou­ve­ment social du XIXe siè­cle. Ancien député social-démo­crate alle­mand, Otto Rühle évolua au sein de l’oppo­si­tion de gauche. Membre fon­da­teur du Spartakusbund, puis délé­gué au conseil ouvrier et mili­taire de Dresde en 1918. Il s’opposa à Rosa Luxemburg sur la ques­tion des élections.

Criticism/Theory Second Edition Softcover 401 pages 20 x 13 cm Texts in French   New       EUR 26 ORDER

Silvia Federici, Caliban et la sorcière: Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, Senonevero, 2017

Silvia Federici revi­site ce moment par­ti­cu­lier de l’his­toire qu’est la tran­si­tion entre le féo­da­lisme et le capi­ta­lisme, en y intro­dui­sant la pers­pec­tive par­ti­cu­lière de l’his­toire des femmes. Elle nous invite à réflé­chir aux rap­ports d’exploi­ta­tion et de domi­na­tion, à la lumière des bou­le­ver­se­ments intro­duits à l’issue du Moyen Âge. Un monde nou­veau nais­sait, pri­va­ti­sant les biens autre­fois col­lec­tifs, trans­for­mant les rap­ports de tra­vail et les rela­tions de genre. Ce nou­veau monde, où des mil­lions d’escla­ves ont posé les fon­da­tions du capi­ta­lisme moderne, est aussi le résul­tat d’un asser­vis­se­ment sys­té­ma­ti­que des femmes. Par la chasse aux sor­ciè­res et l’escla­vage, la tran­si­tion vers le capi­ta­lisme fai­sait de la moder­nité une affaire de dis­ci­pline. Discipline des corps fémi­nins dévo­lus à la repro­duc­tion, consu­més sur les bûchers comme autant de signaux ter­ri­fiants, tor­tu­rés pour lais­ser voir leur méca­ni­que intime, anéan­tis socia­le­ment. Discipline des corps d’escla­ves, servis à la machine sociale dans un for­mi­da­ble mou­ve­ment d’acca­pa­re­ment des res­sour­ces du Nouveau Monde pour la for­tune de l’ancien.

Le capi­ta­lisme contem­po­rain pré­sente des simi­li­tu­des avec son passé le plus vio­lent. Ce qu’on a décrit comme bar­ba­rie et dont aurait su triom­pher le siècle de la raison est cons­ti­tu­tif de ce mode de pro­duc­tion : l’escla­vage et l’anéan­tis­se­ment des femmes n’étaient pas des pro­ces­sus for­tuits, mais des néces­si­tés de l’accu­mu­la­tion de richesse. L’auteur nous invite à par­ta­ger son son regard d’his­to­rienne et de fémi­niste sur la situa­tion actuelle et sur ses méca­nis­mes.

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