Criticism/Theory Softcover 320 pages Texts in French   New       EUR 22 ORDER

Marcello Tarì, Autonomie ! Italie, les années 1970, La Fabrique, 2011

Dans le numéro de mars 1973 de Rosso, le journal du groupe Gramsci de Milan, les ouvriers des ateliers Mirafiori (Fiat) à Turin racontent que « tout commence le jour où ils font une assemblée sans les bonzes du syndicat ». Les défilés dans les usines vont bientôt se faire avec de jeunes ouvriers à leur tête, le visage masqué par un foulard rouge, qui punissent les chefs, les gardiens, les jaunes et les indics, cassent les machines, sabotent les produits finis. C’est le début d’une période où le langage, les comportements politiques, les formes de vie même sont bouleversés par le mouvement autonome, du nord au sud de l’Italie.

Les relations entre l’Autonomie et les autres mouvements de l’extrême gauche italienne – de Potere Operaio à Lotta Continua, de Lotta Communista au Manifesto – sont expliquées dans la théorie et dans l’action. Comme les grands moments de l’Autonomie – un communisme « impur, qui réunit Marx et l’antipsychiatrie, la Commune de Paris et la contre-culture américaine, le dadaïsme et l’insurrectionnalisme, l’opéraïsme et le féminisme ».
Autonomie ne fut jamais, écrit Tarì, le nom d’une organisation : il faudrait toujours se référer aux autonomies, celles des ouvriers, des étudiants, des femmes, des homosexuels, des prisonniers, des enfants, « de quiconque aurait choisi la voie de la lutte contre le travail et contre l’État, de la sécession avec le fantasme de la société civile et de la subversion de la vie ensemble avec d’autres. » Et si le mouvement finit par succomber sous les forces conjuguées de la machine étatique et du Parti communiste, son histoire est celle d’une aventure révolutionnaire dont l’incandescence est plus que jamais actuelle.

Criticism/Theory First Edition Paperback 250 pages Texts in French   New       EUR 14 ORDER

Comité Invisible, À nos amis, La Fabrique, 2014

“À ceux pour qui la fin d’une civilisation n’est pas la fin du monde ;
À ceux qui voient l’insurrection comme une brèche, d’abord, dans le règne organisé de la bêtise, du mensonge et de la confusion ;
À ceux qui devinent, derrière l’épais brouillard de « la crise », un théâtre d’opérations, des manœuvres, des stratégies – et donc la possibilité d’une contre-attaque ;
À ceux qui portent des coups ;
À ceux qui guettent le moment propice ;
À ceux qui cherchent des complices ;
À ceux qui désertent ;
À ceux qui tiennent bon ;
À ceux qui s’organisent ;
À ceux qui veulent construire une force révolutionnaire, révolutionnaire parce que sensible ;
Cette modeste contribution à l’intelligence de ce temps.“

Les insurrections, finalement, sont venues. À un rythme tel et dans tant de pays, depuis 2008, que c’est tout l’édifice de ce monde qui semble, fragment suivant fragment, se désintégrer. Il y a dix ans, prédire un soulèvement vous exposait aux ricanements des assis; ce sont ceux qui annoncent le retour à l’ordre qui font à présent figure de bouffons. Rien de plus ferme, de plus assuré, nous disait-on, que la Tunisie de Ben Ali, la Turquie affairée d’Erdogan, la Suède sociale démocrate, la Syrie baasiste, le Québec sous tranquillisants ou le Brésil de la plage, des bolsa família et des unités de police pacificatrices. On a vu la suite. La stabilité est morte. En politique aussi, on y réfléchit à deux fois, désormais, avant de décerner un triple A.“

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