Criticism/Theory First Edition Softcover 364 pages 20 x 14 cm Texts in English   New       EUR 25 out of stock

Isabelle Graw, The Love of Painting. Genealogy of a Success Medium, Sternberg Press, 2018

Painting seems to have lost its dominant position in the field of the arts. However, looking more closely at exhibited photographs, assemblages, installations, or performances, it is evident how the rhetorics of painting still remain omnipresent. Following the tradition of classical theories of painting based on exchanges with artists, Isabelle Graw’s The Love of Painting considers the art form not as something fixed, but as a visual and discursive material formation with the potential to fascinate owing to its ability to produce the fantasy of liveliness. Thus, painting is not restricted to the limits of its own frame, but possesses a specific potential that is located in its material and physical signs. Its value is grounded in its capacity to both reveal and mystify its conditions of production. Alongside in-depth analyses of the work of artists like Édouard Manet, Jutta Koether, Martin Kippenberger, Jana Euler, and Marcel Broodthaers, the book includes conversations with artists in which Graw’s insights are further discussed and put to the test.

Criticism/Theory Second Edition Paperback 480 pages 21 x 14 cm Texts in French   New       EUR 25 out of stock

Samir Boumediene, La colonisation du savoir. Une histoire des plantes médicinales du « Nouveau Monde », 1492–1750, Les éditions des mondes à faire, 2016

Tabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs… De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Au moyen d’expéditions scientifiques et d’interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l’expansion européenne comme une colonisation du savoir.

Criticism/Theory First Edition Softcover 80 pages Texts in French   New       EUR 11 out of stock

René Daumal, Les limites du langage philosophique, suivi de La guerre sainte, Éditions la Tempête, 2018

« La philosophie est aussi nécessaire à la connaissance que la carte géographique au voyage : la grande erreur, je le répète, est de croire qu’on voyage en regardant une carte » (René Daumal)

Quelle est la vocation réelle de la pensée philosophique ? Son étymologie, « l’amour de la sagesse », nous rappelle qu’elle n’a pas sa fin en elle-même. Comment a-t-elle pu s’égarer au point de devenir pour la modernité un discours séparé de la vie ? A travers l’étude des premiers textes indo-européens, sanskrits et grecs, René Daumal cherche à retrouver l’usage et le sens d’une pensée qui accompagne et nourrisse véritablement l’existence humaine : « c’est d’ici que part notre pensée, c’est ici qu’elle doit revenir ; mais après quels détours ! » Pas d’enseignement doctrinaire, ni de vérité révélée. Le sens des textes n’est pas à chercher en eux-mêmes mais dans le quotidien et le concret qu’il éclaire pour les rejoindre et s’y résoudre. Il faut réveiller la philosophie de sa torpeur institutionnelle !

Criticism/Theory First Edition Paperback 360 pages Texts in English   New       EUR 18 out of stock

Coll., What's Love (or Care, Intimacy, Warmth, Affection) Got to Do with It? , Sternberg Press, e-flux journal, 2017

It is often said that we no longer have an addressee for our political demands. But that’s not true. We have each other. What we can no longer get from the state, the party, the union, the boss, we ask for from one another. And we provide. Lacan famously defined love as giving something you don’t have to someone who doesn’t want it. But love is more than a YouTube link or a URL. Love’s joy is not to be found in fulfillment, it is to be found in recognition: even though I can never return what was taken away from you, I may be the only person alive who knows what it is.

In our present times—post-human, post-reality, or maybe pre-internet, post-it, pre-collapse, pre-fabricated by algorithms—what does love have to do with it? Since 2009, need and care and desire and admiration have been cross-examined, called as witness, put on parole, and made the subject of caring inquiry by e-flux journal authors. These writings have now been collected to form this comprehensive volume.

Edited by Julieta Aranda, Brian Kuan Wood, Stephen Squibb, Anton Vidokle.
With contributions by Paul Chan, Keti Chukhrov, Cluster, Antke Engel, Hu Fang, Brian Kuan Wood, Lee Mackinnon, Chus Martínez, Tavi Meraud, Fred Moten and Stefano Harney, Elizabeth A. Povinelli and Kim Turcot DiFruscia, Paul B. Preciado, Martha Rosler, Virginia Solomon, Jalal Toufic, Jan Verwoert, Slavoj Žižek

Criticism/Theory First Edition Softcover 360 pages Texts in English   New       EUR 15 out of stock

Jackie Wang, Carceral Capitalism, Semiotext(e), 2018

What we see happening in Ferguson and other cities around the country is not the creation of livable spaces, but the creation of living hells. When people are trapped in a cycle of debt it also can affect their subjectivity and how they temporally inhabit the world by making it difficult for them to imagine and plan for the future. What psychic toll does this have on residents? How does it feel to be routinely dehumanized and exploited by the police?—from Carceral Capitalism

In this collection of essays in Semiotext(e)'s Intervention series, Jackie Wang examines the contemporary incarceration techniques that have emerged since the 1990s. The essays illustrate various aspects of the carceral continuum, including the biopolitics of juvenile delinquency, predatory policing, the political economy of fees and fines, cybernetic governance, and algorithmic policing. Included in this volume is Wang's influential critique of liberal anti-racist politics, “Against Innocence,” as well as essays on RoboCop, techno-policing, and the aesthetic problem of making invisible forms of power legible.

Wang shows that the new racial capitalism begins with parasitic governance and predatory lending that extends credit only to dispossess later. Predatory lending has a decidedly spatial character and exists in many forms, including subprime mortgage loans, student loans for sham for-profit colleges, car loans, rent-to-own scams, payday loans, and bail bond loans. Parasitic governance, Wang argues, operates through five primary techniques: financial states of exception, automation, extraction and looting, confinement, and gratuitous violence. While these techniques of governance often involve physical confinement and the state-sanctioned execution of black Americans, new carceral modes have blurred the distinction between the inside and outside of prison. As technologies of control are perfected, carcerality tends to bleed into society.

Criticism/Theory Newspaper Texts in French   New       EUR 4 out of stock

Coll., Concertina. Journal du traitement médiatique du bidonville de Calais, 2018

Le jeudi 8 mars 2018, dans le XIXe arrondissement, Karim est mort aux portes du centre « humanitaire » sous contrat d’Emmaüs Solidarité. Ses espoirs de dignité liquidés sur un trottoir parisien. Foulé au pied par la ville comme un encombrant sans visage, son corps gisant sous des couvertures trempées a été laissé plusieurs heures sous la pluie, avant d’être enlevé par la police. De la même manière, ce qui ne manquera pas de frapper le lecteur de ce recueil sur le bidonville de Calais, c’est la façon dont on a discuté et disposé des « migrants » comme de biens meubles. Leur présence sur le territoire calaisien était un problème public, leurs corps des objets passifs et leurs voix inaudibles dans le récit de la « crise des migrants ».

Le travail qui suit est un journal non-exhaustif du traitement politique et médiatique des exilés de la jungle, le temps de sa brève existence. À peine plus d’un an, de l’été 2015 à novembre 2016, soit des premières annonces de la création d’un camp et des incitations de la mairie à s’installer sur la lande, jusqu’à son nettoyage manu militari. Une opération de grande ampleur, menée sous les caméras de plusieurs centaines de journalistes badgés et baladés par l’agent de communication de la préfecture. La violence de l’expulsion provient bien sûr du déploiement policier et des incendies qui ont permis de boucler l’affaire en quelques jours mais aussi et de façon moins évidente, de l’hégémonie d’une fiction médiatique qui a rendu muettes dix mille personnes en errance autour d’un brasier. Ce recueil regroupe quelques perles sordides et des textes d’origines diverses qui abordent parfois le même événement depuis des perspectives différentes, collectés au fil du temps, comme autant d’archives du décalage entre les journaux et la réalité vécue. Les articles ne sont ni corrigés (seules quelques notes ont été ajoutées pour faciliter la compréhension et des liens supprimés pour alléger le passage à la forme papier), ni commentés. Nous espérons que le lecteur saura en tirer quelques enseignements. Les relire aujourd’hui permet de reconstituer l’articulation du discours dominant, ponctué de quelques éléments dissonants pour y déceler les permanences, les tours de manches éculés, et garder en mémoire cette histoire pour éclairer la situation actuelle et son air de déjà-vu.

Criticism/Theory First Edition Softcover 80 pages Texts in French   New       EUR 11 out of stock

Leo Bersani, Le rectum est-il une tombe ?, L'Unebévue, 1998

Cet essai au titre provoquant se tient à la croisée de multiples chemins : d'abord l'horrible tranchée taillée par le sida dans les milieux homosexuels, et les réactions de rejet social qui s'ensuivirent. Puis le questionnement aigu sur la nature de l'identité sexuelle - bastion imprenable de la "normalité" - que toutes les nouvelles revendications des groupes gay et lesbien portaient alors en pleine lumière. Enfin, dans ce même début des années quatre-vingt, lors de ses nombreux séjours dans les Universités américaines, Michel Foucault avançait son Histoire de la sexualité (sans trop faire de mystère de la sienne), offrant ainsi à cette agitation sociale et sexuelle complexe quelques-unes de ses coordonnées historiques et philosophiques.
En faisant se heurter toutes ces dimensions hétérogènes dans un style vif, à l'occasion percutant, Leo Bersani - professeur de littérature française à Berkeley, lié aux mouvements activistes gays américains - a publié dès 1987, dans la revue October, cet essai d'emblée retentissant, aujourd'hui un classique dans les Gay and Lesbian Studies. Tout en critiquant de près les outrances verbales et idéologiques de certains militants gays et lesbiens, il en vient - via Freud et Bataille, entre autres - à interroger la jouissance supposée dans l'acte sodomique : le rectum serait-il la tombe de ce phallus priapique que vénère le style macho ?

Leo Bersani a déjà publié en français Baudelaire et Freud, en 1981, Théorie et Violence, Freud et l'art, en 1984 et en 1998, Homos, repenser l'identité.

Criticism/Theory First Edition Softcover 164 pages 23 x 17 cm Texts in French   New       EUR 15 out of stock

Prole.info, The Housing Monster. Travail et logement dans la société capitaliste, niet!

« Une maison, ce n’est pas seulement quatre murs et un toit. Depuis sa conception et sa production jusqu’à la façon dont elle vendue, habitée, revendue et finalement démolie, cette baraque ne cesse d’être traversée par des conflits. Depuis le travail sur le chantier jusqu’au quotidien du quartier, forces économiques impersonnelles et conflits très personnels se nourrissent mutuellement. Du béton, de la ferraille, du bois et des clous. De la frustration, de la colère, de la rancœur et du désespoir. Les tragédies individuelles reflètent une tragédie sociale infiniment plus large. »

Après la publication de Guerre de classe en 2005 et À bas les restaurants en 2006, le collectif américain Prole.info se confronte à nouveau avec The Housing Monster, au monstre capitaliste.

Aborder une réalité complexe avec un langage clair et direct n’est pas chose facile. Pourtant, tout au long de ce pamphlet sous forme de roman graphique, les auteurs parviennent à coller à cette nécessité. Ils rendent compte de la place du logement dans le capitalisme et de son interaction avec le travail salarié.

Criticism/Theory Softcover Texts in French   Good condition       EUR 15 out of stock

A.S. Neill, Libres enfants de Summerhill, François Maspero, 1972

« Summerhill, c’est l’aventure d’une école autogérée fondée en 1921 dans la région de Londres. Son fondateur, le psychanalyste A. S. Neill, a mis les découvertes psychanalytiques au service de l’éducation. Il s’est dressé contre l’école traditionnelle soucieuse d’instruire mais non pas d’éduquer. Il s’est dressé contre les parents hantés par le critère du succès (l’argent). Il s’est insurgé contre un système social qui forme, dit-il, des individus “manipulés” et dociles, nécessaires à l’ensemble bureaucratique hautement hiérarchisé de notre ère industrielle. » Maud Mannoni.

Libres enfants de Summerhill, publié aux Éditions François Maspero en 1970, dix ans après sa première publication à New York et dans le bouillonnement de l’après-Mai 68, est devenu en quelques années un best-seller et s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Depuis sa parution, l’expérience éducative originale décrite dans cet ouvrage a suscité de nombreux débats pédagogiques et a contribué à lancer la question des droits de l’enfant. L’école autogérée de Summerhill, malgré les controverses dont elle a pu et continue de faire l’objet, accueille toujours des pensionnaires.

Criticism/Theory Second Edition Softcover 401 pages 20 x 13 cm Texts in French   New       EUR 26 out of stock

Silvia Federici, Caliban et la sorcière: Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, Senonevero, 2017

Silvia Federici revi­site ce moment par­ti­cu­lier de l’his­toire qu’est la tran­si­tion entre le féo­da­lisme et le capi­ta­lisme, en y intro­dui­sant la pers­pec­tive par­ti­cu­lière de l’his­toire des femmes. Elle nous invite à réflé­chir aux rap­ports d’exploi­ta­tion et de domi­na­tion, à la lumière des bou­le­ver­se­ments intro­duits à l’issue du Moyen Âge. Un monde nou­veau nais­sait, pri­va­ti­sant les biens autre­fois col­lec­tifs, trans­for­mant les rap­ports de tra­vail et les rela­tions de genre. Ce nou­veau monde, où des mil­lions d’escla­ves ont posé les fon­da­tions du capi­ta­lisme moderne, est aussi le résul­tat d’un asser­vis­se­ment sys­té­ma­ti­que des femmes. Par la chasse aux sor­ciè­res et l’escla­vage, la tran­si­tion vers le capi­ta­lisme fai­sait de la moder­nité une affaire de dis­ci­pline. Discipline des corps fémi­nins dévo­lus à la repro­duc­tion, consu­més sur les bûchers comme autant de signaux ter­ri­fiants, tor­tu­rés pour lais­ser voir leur méca­ni­que intime, anéan­tis socia­le­ment. Discipline des corps d’escla­ves, servis à la machine sociale dans un for­mi­da­ble mou­ve­ment d’acca­pa­re­ment des res­sour­ces du Nouveau Monde pour la for­tune de l’ancien.

Le capi­ta­lisme contem­po­rain pré­sente des simi­li­tu­des avec son passé le plus vio­lent. Ce qu’on a décrit comme bar­ba­rie et dont aurait su triom­pher le siècle de la raison est cons­ti­tu­tif de ce mode de pro­duc­tion : l’escla­vage et l’anéan­tis­se­ment des femmes n’étaient pas des pro­ces­sus for­tuits, mais des néces­si­tés de l’accu­mu­la­tion de richesse. L’auteur nous invite à par­ta­ger son son regard d’his­to­rienne et de fémi­niste sur la situa­tion actuelle et sur ses méca­nis­mes.

Cinema, Criticism/Theory Softcover 242 pages Texts in French   New       EUR 25 out of stock

Jean-Louis Comolli, Cinéma contre spectacle, suivi de Technique et idéologie (1971-1972), Verdier, 2009

La sainte alliance du spectacle et de la marchandise s’est réalisée. D’un pôle, d’un tropique à l’autre, le capital a trouvé l’arme absolue de sa domination : les images et les sons mêlés. Jamais dans l’histoire autant de machines n’avaient donné à autant d’hommes autant d’images et de sons à voir et à entendre. L’aliénation dévoilée par Marx n’est plus seulement ce qui dore la pilule amère de la misère, l’opium du peuple ; elle va au-delà du service rendu au capital.

Elle se sert elle-même. Les spectacles, les images et les sons nous occupent dans le but de nous faire aimer l’aliénation en tant que telle. Le spectacle ne se contente pas de servir la marchandise. Il en est devenu la forme suprême.
Se battre contre cette domination, c’est mener un combat vital pour sauver et tenir quelque chose de la dimension humaine de l’homme. Cette lutte doit se faire contre les formes mêmes que le spectacle met en œuvre pour dominer. Il nous revient, spectateurs, cinéastes, de défaire maille à maille cette domination, de la trouer de hors-champ, l’ébrécher d’intervalles. Cinéma contre spectacle ? Mais c’est le cinéma qui, dans son histoire, a construit un spectateur capable de voir et d’entendre les limites du voir et de l’entendre ! Un spectateur critique.

Cette dimension critique était en jeu dans les six articles parus sous le titre « Technique et idéologie » dans les Cahiers du cinéma (1971-1972). Ils sont repris ici, pour la première fois depuis ces années cruciales, dans la deuxième partie de l’ouvrage.

Criticism/Theory Softcover 96 pages Texts in French   New       EUR 19 out of stock

David Harvey, Le capitalisme contre le droit à la ville. Néoliberalisme, urbanisation, résistances, Éditions Amsterdam, 2011

Que peut bien vouloir dire « droit à la ville » ? Cette interrogation est indissociable d’une multitude d’autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? À quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d’accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c’est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C’est aussi un droit plus collectif qu’individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d’urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d’analyser la manière dont, au cours de l’histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d’urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par « destruction créative », ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l’actualité de la thèse d’Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l’emploi des surplus dans les processus d’urbanisation, doit devenir l’un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte des classes. (Cet essai est une version développée et enrichie d’un article publié dans La Revue Internationale des Livres et des Idées n° 9, janvier-février 2009.)

Criticism/Theory Softcover 506 pages 20 x 17 cm Texts in French   New       EUR 35.5 out of stock

Pauline Chevalier, Une histoire des espaces alternatifs à New York – De SoHo au South Bronx (1969-1985), Les presses du réel, 2017

Les pratiques artistiques dans les « espaces alternatifs » à New York.

112 Greene Street, The Kitchen, Artists Space, The Clocktower, P.S.1, Franklin Furnace, ou Fashion Moda : ces lieux nés durant la décennie 1970, et parfois toujours en activité, ont laissé une empreinte durable sur la scène artistique new-yorkaise.
« Espaces alternatifs », d'abord installés dans ces quartiers industriels du sud de Manhattan qui deviendront SoHo et TriBeCa, puis dans l'East Village, le Queens, Brooklyn, ou encore le sud du Bronx, ces lieux d'exposition, de création et de sociabilité établis en marge des institutions muséales et des galeries commerciales ont favorisé l'épanouissement de nouvelles pratiques : art processuel, danse postmoderne, art vidéo, performance.

C'est une enquête historique et un parcours géographique que propose l'ouvrage, mettant en lumière l'articulation entre ces pratiques et les phénomènes institutionnels, sociaux, économiques et urbains dont elles ne peuvent être dissociées. Si les installations dans les espaces bruts du 112 Greene Street ou l'exposition inaugurale de P.S.1 révèlent un engouement pour le matériau urbain, c'est aussi la place des artistes dans la ville de New York qui est alors constamment interrogée, depuis la légalisation des premiers lofts jusqu'aux critiques virulentes de la gentrification qui émanent de la communauté artistique elle-même. Alors qu'au début des années 1970 ces lieux alternatifs profitent d'un contexte économique favorable et du soutien d'une nouvelle politique culturelle fédérale et locale, le milieu des années 1980 sonne le glas d'un mouvement. « The Fun is gone » arbore la Fun Gallery à sa fermeture dans l'East Village en 1985. La scène alternative s'essouffle sous la présidence Reagan, non sans avoir nourri sa propre histoire et contribué à la constitution d'une mythologie et d'un héritage dont l'ambivalence persiste aujourd'hui.


Pauline Chevalier est maître de conférences à l'université de Bourgogne – Franche-Comté où elle enseigne l'histoire de l'art et la muséologie. Sa recherche porte sur les convergences entre littérature, danse, sculpture et image en mouvement dans l'art américain depuis les années 1960, et sur les croisements entre espace d'exposition et espace scénique dans l'art contemporain.

Criticism/Theory Softcover 101 pages Texts in French   New       EUR 20 out of stock

Carla Lonzi, Crachons sur Hegel. Une révolte féministe, ETEROTOPIA, 2017

Carla Lonzi achève Crachons sur Hegel durant l’été 1970 et signe avec ce livre une rupture intellectuelle, artistique, politique et existentielle, qui s’accompagne d’un tournant décisif dans sa vie personnelle. L'auteure considère que l’oppression des femmes et le dualisme homme-femme sont constitutifs de la culture occidentale. La dialectique maître-esclave de Hegel, et à sa suite le marxisme, ne font que mettre en sourdine l’oppression encore plus radicale qui réside dans le rapport homme-femmes et qui « se cache dans les ténèbres des origines ». C’est la culture patriarcale qui est dialectique. Carla Lonzi oppose à cette vision un mouvement de sortie décisif, qui exige de passer de l’autocritique à l’imagination, de la domination culturelle à la déculturation active. Si la survie est une valeur, alors la femme doit se reconnaître comme immanence, là où l’homme est transcendance et abstraction et néglige la vie. Ce qui existe est le présent, non le but.

Le mouvement féministe des années 1970 trouve avec Carla Lonzi et son groupe Rivolta Femminile des femmes capables de renverser le sens des choses, et ce même à l’intérieur d’un mouvement historique de transformation des mœurs qui ne parvenait pas à briser le tabou ancestral de l’asservissement des femmes ; le sujet imprévu – relatif, aurait ajouté Simone de Beauvoir. Rendre la femme à elle-même est le parcours que Carla Lonzi dessine avec ce livre.

Criticism/Theory First Edition Softcover 212 pages Texts in French   New       EUR 17 out of stock

Coll., Éducation populaire et féminisme. Récits d'un combat (trop) ordinaire, La Grenaille, 2016

Cet ouvrage est le fruit d’un travail mené par onze femmes pendant plus de trois années au sein du réseau d’éducation populaire la Grenaille. Ce réseau se revendique en résistance contre toute forme de domination (sexisme, racisme, classisme), propose des formations afin de se réapproprier collectivement le politique, mais comme bien d'autres organisations n'a pas été capable de penser ces questions en internet. Un réseau qui se découvre traversé par le sexisme. Un réseau qui hiérarchise les luttes.

C’est suite à une agression sexuelle que nous avons collectivement pris conscience de l’ampleur de l’oppression patriarcale au sein même de nos organisations de travail. Nous avons souhaité publié cet ouvrage pour agir vers plus d’égalité. Il relate à la fois l’expérience vécu au sein de l’environnement de la Grenaille mais apporte aussi des témoignages d’autres structures. Par ailleurs, vous trouverez à la fois une vulgarisation des théories féministes et des apports méthodologiques permettant de mettre au travail les rapports sociaux de sexe au sein d’un groupe.

Criticism/Theory First Edition Softcover 304 pages Texts in English   New       EUR 16 out of stock

Sue Clayton, Kodwo Eshun, Green Gartside, Post Punk Then And Now, Repeater, 2016

What were the conditions of possibility for art and music-making before the era of neoliberal capitalism? What role did punk play in turning artists to experiment with popular music in the late 1970s and early 1980s? And why does the art and music of these times seem so newly pertinent to our political present, despite the seeming remoteness of its historical moment?

Focusing upon the production of post-punk art, film, music, and publishing, this book offers new perspectives on an overlooked period ofcultural activity, and probes the lessons that might be learnt from history for artists and musicians working under 21st century conditions of austerity.

Criticism/Theory Paperback 308 pages Texts in English   New       EUR 23 out of stock

Ursula K. Le Guin, Dancing at the Edge of the World. Thoughts on Words, Women, Places, Grove Press, 1997

“I have decided that the trouble with print is, it never changes its mind,” writes Ursula Le Guin in her introduction to Dancing at the Edge of the World. But she has, and here is the record of that change in the decade since the publication of her last nonfiction collection, The Language of the Night. And what a mind—strong, supple, disciplined, playful, ranging over the whole field of its concerns, from modern literature to menopause, from utopian thought to rodeos, with an eloquence, wit, and precision that makes for exhilarating reading.

Criticism/Theory First Edition Soft cover, perfect binding 314 pages 21 x 14 cm Texts in English   Sun-faded
o/w very good condition
      EUR 45 out of stock

Lucy Lippard, From the Center: Feminist Essays on Women's Art, E. P. Dutton, 1976

Introduction: Changing since changing.
 
General essays: Freelancing the dragon; Sexual politics: art style; Prefaces to catalogues of women's exhibitions; Household images in art; Fragments; What is female imagery?; Six; The L. A. Woman's Building; Making up: role-playing and transformation in women's art; Points of view: Stuart, De Mott, Jacquette, Graves; The pains and pleasures of rebirth: European and American women's body art; The women artists' movement - What next?
 
Monographs: Irene Siegel; Eva Hesse: The circle; Catalysis: an interview with Adrian Piper; Color at the edge: Jo Baer; Joan Mitchell; Hanne Darboven: Deep in numbers; Ree Morton: At the still point of the turning world; Jackie Winsor; Mary Miss: An extremely clear situation; Judy Chicago, talking to Lucy R. Lippard; Pandora; May Stevens' big daddies; Louise Bourgeois: From the inside out; Rosemarie Castoro: Working out; Faith Ringgold's Black, political, feminist art; Yvonne Rainer on feminism and her film; Distancing: the films of Nancy Graves; Camouflage: films by Holt and Horn
 
Fiction: Waterlay; Caveheart
 

Criticism/Theory Fourth corrected and enlarged edition Softcover 624 pages 24 x 16 cm Texts in French   New       EUR 49 out of stock

Margot Wittkower, Rudolf Wittkower, François-René Martin, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l'Antiquité à la Révolution française, Éditions Macula, 2016

La mélancolie – la bile noire – serait-elle le propre du génie, comme on le pensait à la Renaissance, ce depuis les premières observations d’Aristote ? L’artiste, être sous influence astrale (de Saturne, la planète des mélancoliques), est-il fait comme les autres hommes ? D’une autre espèce, peut-être : mais alors, peut-il doubler son tempérament d’artiste d’une personnalité propre ? Célèbre ou marginal, comment s’inscrit-il dans l’imaginaire de ses contemporains ?

Dans la fresque foisonnante des Enfants de Saturne où se croisent les furieux (Cellini, Caravage) et les suicidaires (Rosso, Borromini), leurs torves compagnons pervers (Sodoma) et paranoïaques (Messerschmidt) agrémentés d’habiles intrigants (Titien) et de quelques amoureux (Fra Filipo Lippi, Raphaël), les peintres et les sculpteurs les plus illustres prennent vie à travers les témoignages de leurs contemporains (Vasari, Van Mander, Baldinucci…), cependant que se transforme progressivement la position sociale des artistes. De domestiques et artisans des débuts jusqu’au XVe siècle, les voici désormais sollicités, courtisés, certains (Michel-Ange, Rubens, Bernin, Vélasquez) seront même couverts d’or par les papes, les rois ou les empereurs.

L’érudition des époux Wittkower mobilise une grande diversité de sources. Lettres, carnets de commande, biographies, journaux intimes et mémoires, minutes de procès défilent pour nourrir cette vaste enquête jusqu’à sa dernière interrogation, effet inévitable des incursions répétées de la psychanalyse en histoire de l’art : qu’en est-il du statut de la biographie ? En quoi éclaire-t-elle la production des œuvres ? Cet ouvrage fondamental paru en 1963 – traduit en français pour la première fois en 1985 – est enfin réédité dans une version revue, corrigée et augmentée d’une postface de François-René Martin. Professeur aux Beaux-Arts de Paris, celui-ci revient sur l’importance de cette étude, mettant en lumière son actualité autant que son intemporalité.

Criticism/Theory First Edition Softcover 216 pages 22 x 15 cm Texts in French   New       EUR 37 out of stock

Douglas Crimp, PICTURES. S'approprier la photographie, New York, 1979-2014, Le Point du Jour, 2016

Figure des cultural studies, critique d'art, militant des premières années d'Act Up New York, Douglas Crimp a abordé la photographie dans différentes circonstances, sans prétendre au statut d'historien ou de spécialiste. Le présent recueil propose un ensemble inédit de textes publiés entre 1979 et 2014. Au sein de la revue October, Crimp a conceptualisé un postmodernisme offensif en soutenant des artistes comme Cindy Sherman, Louise Lawler ou Sherrie Levine. À la suite de l'exposition « Pictures » qu'il organisa en 1977 à New York, on qualifia cette nouvelle scène de « Pictures Generation ».
Plusieurs de ces artistes utilisaient la photographie. Ils jouaient de son instantanéité ou de ses capacités de reproduction pour s'approprier d'autres images. Crimp opposa leurs pratiques à la légitimation institutionnelle de la photographie comme art autonome.

L'époque tourna vite. Des générations de gays, de prostitués, de noirs et d'usagers de drogue disparaissaient. Les images photographiques catalysaient un peu partout les tensions qui gagnaient les États-Unis. Crimp rejoignit la lutte contre le sida où des militants s'appropriaient les stratégies visuelles du postmodernisme. Au cours des années 2000, Crimp est revenu aux artistes qu'il a contribué à faire connaître. On retrouve les photographies du tournant des années 1980, rapportées à leur contexte de production. À travers ces images, il évoque sa propre histoire et New York, la ville qu'il a arpentée pendant des décennies.

Your cart contains 0 item. Check out here.
Item added to cart.