Criticism/Theory, Cultural Studies First Edition Softcover 360 pages Texts in English         EUR 25 ORDER

Fred Moten, Black and Blur, Duke Press, 2017

In Black and Blur—the first volume in his sublime and compelling trilogy consent not to be a single being—Fred Moten engages in a capacious consideration of the place and force of blackness in African diaspora arts, politics, and life. In these interrelated essays, Moten attends to entanglement, the blurring of borders, and other practices that trouble notions of self-determination and sovereignty within political and aesthetic realms. Black and Blur is marked by unlikely juxtapositions: Althusser informs analyses of rappers Pras and Ol' Dirty Bastard; Shakespeare encounters Stokely Carmichael; thinkers like Kant, Adorno, and José Esteban Muñoz and artists and musicians including Thornton Dial and Cecil Taylor play off each other. Moten holds that blackness encompasses a range of social, aesthetic, and theoretical insurgencies that respond to a shared modernity founded upon the sociological catastrophe of the transatlantic slave trade and settler colonialism. In so doing, he unsettles normative ways of reading, hearing, and seeing, thereby reordering the senses to create new means of knowing.

Criticism/Theory, Essays on art Softcover 88 pages 17 x 11 cm Texts in English         EUR 15 ORDER

Eyal Weizman, Thomas Keenan, Mengele's Skull: The Advent of a Forensic Aesthetics, Sternberg Press

In 1985, the body of Josef Mengele, one of the last Nazi war criminals still at large, was unearthed in Brazil. The ensuing process of identifying the bones in question opened up what can now be seen as a third narrative in war crime investigations—not that of the document or the witness but rather the birth of a forensic approach to understanding war crimes and crimes against humanity.

In the period coinciding with the discovery of Mengele’s skeleton, scientists began to appear in human rights cases as expert witnesses, called to interpret and speak on behalf of things—often bones and human remains. But the aesthetic, political, and ethical complications that emerge with the introduction of the thing in war crimes trials indicate that this innovation is not simply one in which the solid object provides a stable and fixed alternative to human uncertainties, ambiguities, and anxieties.

The complexities associated with testimony—that of the subject—are echoed in the presentation of the object. Human remains are the kind of things from which the trace of the subject cannot be fully removed. Their appearance and presentation in the courts of law and public opinion has in fact blurred something of the distinction between objects and subjects, evidence and testimony.

Répression, Criticism/Theory First Edition Softcover 360 pages Texts in English   New       EUR 15 ORDER

Jackie Wang, Carceral Capitalism, Semiotext(e), 2018

What we see happening in Ferguson and other cities around the country is not the creation of livable spaces, but the creation of living hells. When people are trapped in a cycle of debt it also can affect their subjectivity and how they temporally inhabit the world by making it difficult for them to imagine and plan for the future. What psychic toll does this have on residents? How does it feel to be routinely dehumanized and exploited by the police?—from Carceral Capitalism

In this collection of essays in Semiotext(e)'s Intervention series, Jackie Wang examines the contemporary incarceration techniques that have emerged since the 1990s. The essays illustrate various aspects of the carceral continuum, including the biopolitics of juvenile delinquency, predatory policing, the political economy of fees and fines, cybernetic governance, and algorithmic policing. Included in this volume is Wang's influential critique of liberal anti-racist politics, “Against Innocence,” as well as essays on RoboCop, techno-policing, and the aesthetic problem of making invisible forms of power legible.

Wang shows that the new racial capitalism begins with parasitic governance and predatory lending that extends credit only to dispossess later. Predatory lending has a decidedly spatial character and exists in many forms, including subprime mortgage loans, student loans for sham for-profit colleges, car loans, rent-to-own scams, payday loans, and bail bond loans. Parasitic governance, Wang argues, operates through five primary techniques: financial states of exception, automation, extraction and looting, confinement, and gratuitous violence. While these techniques of governance often involve physical confinement and the state-sanctioned execution of black Americans, new carceral modes have blurred the distinction between the inside and outside of prison. As technologies of control are perfected, carcerality tends to bleed into society.

Criticism/Theory Newspaper Texts in French   New       EUR 4 ORDER

Coll., Concertina. Journal du traitement médiatique du bidonville de Calais, 2018

Le jeudi 8 mars 2018, dans le XIXe arrondissement, Karim est mort aux portes du centre « humanitaire » sous contrat d’Emmaüs Solidarité. Ses espoirs de dignité liquidés sur un trottoir parisien. Foulé au pied par la ville comme un encombrant sans visage, son corps gisant sous des couvertures trempées a été laissé plusieurs heures sous la pluie, avant d’être enlevé par la police. De la même manière, ce qui ne manquera pas de frapper le lecteur de ce recueil sur le bidonville de Calais, c’est la façon dont on a discuté et disposé des « migrants » comme de biens meubles. Leur présence sur le territoire calaisien était un problème public, leurs corps des objets passifs et leurs voix inaudibles dans le récit de la « crise des migrants ».

Le travail qui suit est un journal non-exhaustif du traitement politique et médiatique des exilés de la jungle, le temps de sa brève existence. À peine plus d’un an, de l’été 2015 à novembre 2016, soit des premières annonces de la création d’un camp et des incitations de la mairie à s’installer sur la lande, jusqu’à son nettoyage manu militari. Une opération de grande ampleur, menée sous les caméras de plusieurs centaines de journalistes badgés et baladés par l’agent de communication de la préfecture. La violence de l’expulsion provient bien sûr du déploiement policier et des incendies qui ont permis de boucler l’affaire en quelques jours mais aussi et de façon moins évidente, de l’hégémonie d’une fiction médiatique qui a rendu muettes dix mille personnes en errance autour d’un brasier. Ce recueil regroupe quelques perles sordides et des textes d’origines diverses qui abordent parfois le même événement depuis des perspectives différentes, collectés au fil du temps, comme autant d’archives du décalage entre les journaux et la réalité vécue. Les articles ne sont ni corrigés (seules quelques notes ont été ajoutées pour faciliter la compréhension et des liens supprimés pour alléger le passage à la forme papier), ni commentés. Nous espérons que le lecteur saura en tirer quelques enseignements. Les relire aujourd’hui permet de reconstituer l’articulation du discours dominant, ponctué de quelques éléments dissonants pour y déceler les permanences, les tours de manches éculés, et garder en mémoire cette histoire pour éclairer la situation actuelle et son air de déjà-vu.

Criticism/Theory First Edition Softcover 80 pages Texts in French   New       EUR 11 out of stock

Leo Bersani, Le rectum est-il une tombe ?, L'Unebévue, 1998

Cet essai au titre provoquant se tient à la croisée de multiples chemins : d'abord l'horrible tranchée taillée par le sida dans les milieux homosexuels, et les réactions de rejet social qui s'ensuivirent. Puis le questionnement aigu sur la nature de l'identité sexuelle - bastion imprenable de la "normalité" - que toutes les nouvelles revendications des groupes gay et lesbien portaient alors en pleine lumière. Enfin, dans ce même début des années quatre-vingt, lors de ses nombreux séjours dans les Universités américaines, Michel Foucault avançait son Histoire de la sexualité (sans trop faire de mystère de la sienne), offrant ainsi à cette agitation sociale et sexuelle complexe quelques-unes de ses coordonnées historiques et philosophiques.
En faisant se heurter toutes ces dimensions hétérogènes dans un style vif, à l'occasion percutant, Leo Bersani - professeur de littérature française à Berkeley, lié aux mouvements activistes gays américains - a publié dès 1987, dans la revue October, cet essai d'emblée retentissant, aujourd'hui un classique dans les Gay and Lesbian Studies. Tout en critiquant de près les outrances verbales et idéologiques de certains militants gays et lesbiens, il en vient - via Freud et Bataille, entre autres - à interroger la jouissance supposée dans l'acte sodomique : le rectum serait-il la tombe de ce phallus priapique que vénère le style macho ?

Leo Bersani a déjà publié en français Baudelaire et Freud, en 1981, Théorie et Violence, Freud et l'art, en 1984 et en 1998, Homos, repenser l'identité.

Criticism/Theory First Edition Softcover 164 pages 23 x 17 cm Texts in French   New       EUR 15 ORDER

Prole.info, The Housing Monster. Travail et logement dans la société capitaliste, niet!

« Une maison, ce n’est pas seulement quatre murs et un toit. Depuis sa conception et sa production jusqu’à la façon dont elle vendue, habitée, revendue et finalement démolie, cette baraque ne cesse d’être traversée par des conflits. Depuis le travail sur le chantier jusqu’au quotidien du quartier, forces économiques impersonnelles et conflits très personnels se nourrissent mutuellement. Du béton, de la ferraille, du bois et des clous. De la frustration, de la colère, de la rancœur et du désespoir. Les tragédies individuelles reflètent une tragédie sociale infiniment plus large. »

Après la publication de Guerre de classe en 2005 et À bas les restaurants en 2006, le collectif américain Prole.info se confronte à nouveau avec The Housing Monster, au monstre capitaliste.

Aborder une réalité complexe avec un langage clair et direct n’est pas chose facile. Pourtant, tout au long de ce pamphlet sous forme de roman graphique, les auteurs parviennent à coller à cette nécessité. Ils rendent compte de la place du logement dans le capitalisme et de son interaction avec le travail salarié.

Criticism/Theory Softcover 232 pages Texts in French   New       EUR 25 ORDER

Ida B. Wells, Les horreurs du Sud, Éditions Markus Haller, 2015

Après l'abolition de l’esclavage au Sud des États-Unis, le lynchage s'y est répandu comme un instrument redoutable d’intimidation et d’oppression de la population noire – largement toléré et défendu par les autorités locales.  C’est dans ce contexte qu’Ida B. Wells publie ses pamphlets qui dénoncent l’injustice des exécutions extralégales, la cruauté des lyncheurs, la complicité des autorités, et fournit une analyse détaillée de leurs motifs et justifications.

Elle découvre les éléments d’une véritable logique du racisme, qui assimile les Noirs à des bêtes sauvages, considère les hommes noirs comme des prédateurs sexuels pour les femmes blanches, tient leurs paroles pour des mensonges ou des insultes, et leur entraide mutuelle pour une preuve de conspiration criminelle. Répandus par la presse et renforcés par des intérêts privés, ces clichés ont conduit aux lynchages – parfois à de véritables pogroms – et à l'érosion de l’État de droit, censé garantir l’intégrité et la liberté des plus faibles.

Ida B. Wells a révélé en détail la dynamique sociale complexe qui a conduit aux lynchages sous prétexte de viol ; cent ans plus tard, son analyse est toujours instructive.

Criticism/Theory Paperback 128 pages Texts in French   New       EUR 16 ORDER

Coco Fusco, Petit manuel de torture à l'usage des femmes soldats, Les prairies ordinaires, 2008

Un musulman détenu à Abou Ghraïb ou à Guantanamo. Une femme-soldat mettant son zèle militaire et sa féminité au service de la Guerre contre le Terrorisme. Des manuels de l’armée sur la coercition du prisonnier, et des consignes implicites sur les « tactiques sexuelles » qu’on peut employer. Tels sont les éléments de l’interrogatoire en tant que dispositif politique. Après ceux qui firent scandale en 2004, où des violences sexuelles furent exercées par des femmes, l’artiste Coco Fusco a suivi une formation militaire à l’interrogatoire, dépouillé les archives de l’armée et du FBI, et navigué dans le vertige de forums et d’images consacrés à des actes de torture sexuelle. Ce qu’elle en ressort nous confronte non seulement à « l’état d’exception » américain et au rapport des femmes au pouvoir, mais aussi à l’énigme de la domination. Cheminant de Susan Sontag à Virginia Woolf, Coco Fusco réenvisage la question de la guerre en deça et au-delà de la différence sexuelle.

Coco Fusco est artiste. Elle est aussi professeure à Columbia University, et l’auteure de plusieurs livres, parmi lesquels English is Broken Here: Notes in Cultural Fusion in the Americas et The Bodies that were not Ours.

Criticism/Theory, Cinema Softcover 180 pages 24 x 18 cm Texts in English   New       EUR 28 ORDER

Petra Bauer, Sisters! Making Films, Doing Politics, Art And Theory Publishing, 2016

Bridging the gulf between aesthetics and politics, artist and film-maker Petra Bauer reflects on her own experience of making political films and launches a theoretical argument that uncovers the aesthetic mechanisms underlying contemporary strategies for collective and feminist film-making. An exploration in artistic research, the book draws on an extensive historical archive of radical film-making and film theory, with particular focus on the British film collectives of the 1970s and films made by Palestinian and Israeli film-makers. At the investigation’s core stands ‘Sisters!’, Bauer’s collaborative film project with the London-based feminist organisation Southall Black Sisters.

Criticism/Theory Softcover Texts in French   Good condition       EUR 15 out of stock

A.S. Neill, Libres enfants de Summerhill, François Maspero, 1972

« Summerhill, c’est l’aventure d’une école autogérée fondée en 1921 dans la région de Londres. Son fondateur, le psychanalyste A. S. Neill, a mis les découvertes psychanalytiques au service de l’éducation. Il s’est dressé contre l’école traditionnelle soucieuse d’instruire mais non pas d’éduquer. Il s’est dressé contre les parents hantés par le critère du succès (l’argent). Il s’est insurgé contre un système social qui forme, dit-il, des individus “manipulés” et dociles, nécessaires à l’ensemble bureaucratique hautement hiérarchisé de notre ère industrielle. » Maud Mannoni.

Libres enfants de Summerhill, publié aux Éditions François Maspero en 1970, dix ans après sa première publication à New York et dans le bouillonnement de l’après-Mai 68, est devenu en quelques années un best-seller et s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Depuis sa parution, l’expérience éducative originale décrite dans cet ouvrage a suscité de nombreux débats pédagogiques et a contribué à lancer la question des droits de l’enfant. L’école autogérée de Summerhill, malgré les controverses dont elle a pu et continue de faire l’objet, accueille toujours des pensionnaires.

Cinema, Criticism/Theory Softcover 242 pages Texts in French   New       EUR 25 out of stock

Jean-Louis Comolli, Cinéma contre spectacle, suivi de Technique et idéologie (1971-1972), Verdier, 2009

La sainte alliance du spectacle et de la marchandise s’est réalisée. D’un pôle, d’un tropique à l’autre, le capital a trouvé l’arme absolue de sa domination : les images et les sons mêlés. Jamais dans l’histoire autant de machines n’avaient donné à autant d’hommes autant d’images et de sons à voir et à entendre. L’aliénation dévoilée par Marx n’est plus seulement ce qui dore la pilule amère de la misère, l’opium du peuple ; elle va au-delà du service rendu au capital.

Elle se sert elle-même. Les spectacles, les images et les sons nous occupent dans le but de nous faire aimer l’aliénation en tant que telle. Le spectacle ne se contente pas de servir la marchandise. Il en est devenu la forme suprême.
Se battre contre cette domination, c’est mener un combat vital pour sauver et tenir quelque chose de la dimension humaine de l’homme. Cette lutte doit se faire contre les formes mêmes que le spectacle met en œuvre pour dominer. Il nous revient, spectateurs, cinéastes, de défaire maille à maille cette domination, de la trouer de hors-champ, l’ébrécher d’intervalles. Cinéma contre spectacle ? Mais c’est le cinéma qui, dans son histoire, a construit un spectateur capable de voir et d’entendre les limites du voir et de l’entendre ! Un spectateur critique.

Cette dimension critique était en jeu dans les six articles parus sous le titre « Technique et idéologie » dans les Cahiers du cinéma (1971-1972). Ils sont repris ici, pour la première fois depuis ces années cruciales, dans la deuxième partie de l’ouvrage.

Criticism/Theory First Edition Softcover 355 pages Texts in French   New       EUR 29 ORDER

Raoul Vaneigem, Le mouvement du libre-esprit. Généralités et témoignages sur les affleurements de la vie à la surface du Moyen Âge, de la Renaissance et, incidemment, de notre époque, L'or des fous, 2005

La thèse de l'ouvrage est radicale et tellement forte de conséquences : "Le Moyen Âge a été chrétien comme les pays de l'Est sont communistes" (publié en 1986), de sorte qu'il faut en finir avec "la légende saint sulpicienne d'un Moyen Âge baignant dans la foi chrétienne comme la sardine dans l'huile". Qui donc, aujourd'hui, commerce autre chose que des images d'Épinal habituelles sur le sujet médiéval ? Qui travaille sur les textes de Willem Cornelisz d'Anvers ou de Bentivenga da Gubbio ? De Marguerite de Porète ou de Heilwige Bloemardinne ? De sœur Katrei ou de Walter de Hollande ? Qui lit ou fait lire, commente et diffuse, les œuvres de ces moines et moniales hédonistes, de ces bégards et béguines, amauriciens et autres picards, adamites de Bohème, alumbrados et loïstes ? Six pages de bibliographie, plus de quatre cents noms brillant dans cette constellation inconnue, et toujours autant d'universitaires pour se croire singuliers en faisant travailler leurs étudiants sur leurs propres thèses et travaux en cours consacrés aux sujets les plus éculés. [...] Placée sous le signe de la vie, de la naissance, des forces et des énergies qui la manifestent, la pensée de Vaneigem, délibérément du côté de la résistance, se dévoue tout entière à la cause d'Éros, de Bacchus, de Dionysos et d'un Prométhée qui mettrait sa puissance au service des causes libertaires.

Criticism/Theory First Edition 206 pages Texts in English   New       EUR 23 ORDER

Lawrence Kumpf, Joe Bucciero, Blank Forms Magazine #01, Blank Forms, 2017

MAGAZINE is the inaugural issue of Blank Forms’ journal, bringing together a combination of never-before published, lost, and new materials that supplement our live programs. It is envisioned as a platform for critical reflection and extended dialogue between scholars, artists, and other figures working within the world of experimental music and art.

Following “Let Freedom Fry”—a short statement by Joe McPhee drawing out the contemporary political climate in relation to his practice as a creative improviser—the magazine is bookended by four texts surrounding the practice of pioneering sound artist Maryanne Amacher; an essay by Bill Dietz on his collaborations with Amacher and his work with her archive; an unpublished 1988 interview highlighting Amacher’s ideas around her Long Distance Music and Mini Sound Series; a conversation between Marianne Schroeder, Stefan Tcherepnin, and Lawrence Kumpf revealing the archival questions raised by Amacher’s work; and science fiction writer Greg Bear’s short story Petra, a tale of gargoyles coming to life and breeding with humans in a post-apocalyptic Notre Dame, from which Amacher’s 1991 piece got its name.

This issue also includes Branden Joseph’s interview with The Dead C’s Bruce Russell, accompanied by Russell’s essay exploring the Situationist tradition of ‘mis-competence’ in New Zealand electronic music. Charles Curtis contributed notes on the interpretive challenges posed by a posthumous performance of Terry Jennings’ minimalist classic Piece For Cello And Saxophone. Shelley Hirsch, Richard Skidmore, and Dennis Hermanson provide a series of writings on and remembrances of the late Ralston Farina, whose scarcely documented “visual poetry” was an important precursor to what we now call “performance.” And from her own 2016 performances at the Emily Harvey Foundation, Dawn Kasper supplies her original proposal document and score notes for an improvisational interpretation.

MAGAZINE features two new French-translations: an excerpt from François Bonnet’s book of phenomenology, The Infra-World, translated by Robin Mackay, and a Christophe Broqua interview with enigmatic huntress of sounds Anne Gillis, translated by Adrian Rew. Ian Nagoski’s rare 1998 conversation with Éliane Radigue, conducted and largely ignored at a time when there was little interest in her music, provides one of the clearest overviews of the visionary composer’s early work and life. Supplementing the texts are numerous archival photos and documents, plus “Dark Matters,” a poem by Joe McPhee.

Edited by Lawrence Kumpf and Joe Bucciero with contributions by Greg Bear, François Bonnet, Bill Dietz, Dennis Hermanson, Shelley Hirsch, Branden W. Joseph, Dawn Kasper, Joe McPhee, Ian Nagoski, Adrian Rew, Bruce Russell, and Richard C. Skidmore

Criticism/Theory, Fiction Paperback 305 pages 19 x 13 cm Texts in English   New       EUR 17 ORDER

Sadie Plant, Zeros + Ones, Fourth Estate Limited, 1997

Meet Ada Lovelace, daughter of mathematician Annabella Byron and poet Lord Byron, and a major contributor to Charles Babbage's famous Analytic Engine. Lovelace is in many ways the patron saint of Sadie Plant's exploration of women's roles in the creation of modern technology. The book begins with Lovelace's story, and elements of her writings appear throughout the book--sometimes to emphasize points but often to exemplify attitude. They also serve to anchor Plant's dynamic, almost stream-of-conscious approach as we travel to 19th-century Europe to meet the nameless women who laid the foundation of modern technology with the development of weaving, survey the major female technological innovators of today, and even explore female figures in technology-based fiction.

 

Criticism/Theory Second Edition Softcover 288 pages Texts in English   New       EUR 12 ORDER

Angela Davis, If They Come in the Morning … Voices of Resistance, Verso

One of America’s most historic political trials is undoubtedly that of Angela Davis. Opening with a letter from James Baldwin to Davis, and including contributions from numerous radicals such as Black Panthers George Jackson, Huey P. Newton, Bobby Seale and Erica Huggins, this book is not only an account of Davis’s incarceration and the struggles surrounding it, but also perhaps the most comprehensive and thorough analysis of the prison system of the United State.

Since the book was written, the carceral system in the US has seen unprecedented growth, with more of America’s black population behind bars than ever before. The scathing analysis of the role of prison and the policing of black populations offered by Davis and her comrades in this astonishing volume remains as pertinent today as the day it was first published.

Featuring contributions from George Jackson, Bettina Aptheker, Bobby Seale, James Baldwin, Ruchell Magee, Julian Bond, Huey P. Newton, Erika Huggins, Fleeta Drumgo, John Clutchette, and others.

First published in 1971.

Criticism/Theory 320 pages 17 x 12 cm Texts in French         EUR 28 ORDER

C.L.R James, Marins, renégats & autres parias, Ypsilon, 2015

L’histoire d’Herman Melville et le monde dans lequel nous vivons

Surnommé « le Platon noir de notre génération », C.L.R. James (1901-1989) a été l’un des principaux représentants de ce que l’on a appelé Black Marxism. En 1952, en plein maccarthysme, C.L.R. James est emprisonné à Ellis Island. C’est là qu’il débute la rédaction de Marins, renégats & autres parias. Son interprétation de Melville prolonge une lecture de Moby Dick qui opposait à la volonté totalitaire du capitaine Achab, le pluralisme démocratique représenté par le narrateur Ismaël. Mais si James reprend l’équation Achab = totalitarisme, il remet en cause sa contrepartie  Ismaël = démocratie…

« En affirmant qu’en 1851 la révolte des masses ouvrières et colonisées était impossible, James révèle à demi-mot qu’un siècle plus tard, en 1952, elle est bel et bien devenue possible. C’est l’unique moyen d’empêcher que le navire de la civilisation moderne sombre définitivement dans la barbarie comme le Pequod a sombré dans l’océan Pacifique. » — Matthieu Renault

« Le voyage du Pequod est le voyage de la civilisation moderne à la recherche de sa destinée. » — C.L.R. James

 

Criticism/Theory First Edition Softcover 330 pages 22 x 15 cm Texts in French   New       EUR 26 ORDER

Branden W. Joseph, Random Order. Robert Rauschenberg et la néo-avant-garde, (SIC), 2012

Par ses célèbres White Paintings, Combines et Combine Paintings, sérigraphies ou performances, Robert Rauschenberg s'est imposé comme l'un des artistes américains majeurs de la seconde moitié du XXe siècle.
Ce livre propose d'examiner son œuvre des années 1950 et 1960 en la situant dans le contexte de la néo-avant-garde américaine, et en insistant notamment sur les relations que l'artiste a pu entretenir avec le compositeur expérimental John Cage. D'après Branden W. Joseph, leur rencontre au Black Mountain College en 1952 est à la base d'un nouveau projet d'avant-garde envisageant la notion de différence non plus en termes de négation mais bien de force positive. L'auteur se démarque ainsi des analyses inspirées par l'Ecole de Francfort – dominant jusqu'alors les débats relatifs à l'esthétique de l'avant-garde et de la néoavant-garde – pour se tourner du côté de Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Michel Foucault, Toni Negri et Michael Hardt ou encore Antonin Artaud et Michel Carrouges. Cette approche théorique inédite lui permet de montrer que le projet de Rauschenberg ne consista pas en une simple répétition des procédés à l'œuvre dans la première avant-garde mais en un ensemble de pratiques interrogeant la société d'après-guerre modelée par le spectacle, la marchandisation et le conformisme des masses.

Random Order – qui fit date lors de sa parution originale en 2003 – offre ainsi une analyse pénétrante des œuvres les plus marquantes de Rauschenberg, une redéfinition du paradigme de la néo-avant-garde autant qu'une réflexion sur la subjectivité postmoderne.

Criticism/Theory First Edition Softcover 532 pages Texts in French   New       EUR 48 ORDER

Éléonore Challine, Une histoire contrariée. Le musée de photographie en France (1839-1945), Éditions Macula, 2017

Depuis la divulgation du procédé en 1839 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre d’amateurs ou de professionnels militent pour la création d’un musée de photographie. On conserve la trace de multiples projets, d’ampleurs variées qui, s’ils n’ont pas abouti, sont les lieux de cristallisation des espoirs très vite associés à la photographie. L’histoire jusqu’alors mal connue de ces divers projets est traversée par une hésitation fondamentale, liée au statut ambivalent de l’image photographique : devait-on créer un musée des photographies, pensé selon le modèle d’un musée des copies et reproductions photographiques, ou un musée pour la photographie, son histoire, sa technique, son caractère artistique ?

Éléonore Challine retrace ce lent et délicat processus de légitimation du nouveau médium au sein de la sphère institutionnelle française. Cette histoire est animée par des personnalités singulières, toutes convaincues de la nécessité de préserver la photographie et de lui donner un lieu, tels Louis Cyrus Macaire, Léon Vidal, Louis Chéronnet, Raymond Lécuyer ou encore Gabriel Cromer, dont la fabuleuse collection partit pour les États-Unis en novembre 1939 sur l’un des derniers paquebots américains quittant la France, laissant le goût amer d’une perte irrémédiable. Une galerie de portraits de ces figures oubliées s’imposait pour redonner vie et épaisseur à ce milieu qui œuvre pour le musée, excédant le strict monde « photographique ».

Conçu sous la forme d’une vaste et minutieuse enquête, à la recherche d’archives et de traces écrites ou visuelles inédites de ces projets, cet ouvrage se déroule, tel un drame bourgeois, en cinq actes. Quatre actes pour en narrer l’histoire contrariée des années 1840 jusqu’aux années 1930, puis un dernier acte sur l’histoire contournée cette fois-ci, étudiant d’une part les formes éphémères du musée photographique que sont les expositions rétrospectives et, d’autre part, ses formes portatives comme le livre.

Née en 1983, agrégée d’histoire et ancienne élève de la rue d’Ulm, Éléonore Challine est maître de conférences en histoire de la photographie à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne. Une histoire contrariée. Le musée de photographie en France (1839-1945) est son premier livre.

Criticism/Theory First Edition Softcover 346 pages Texts in English   New       EUR 55 ORDER

Douglas Crimp, On the Museum's Ruins, MIT Press, 1993

On the Museum's Ruins presents Douglas Crimp's criticism of contemporary art, its institutions, and its politics alongside photographic works by the artist Louise Lawler to create a collaborative project that is itself an example of postmodern practice at its most provocative. Crimp elaborates the new paradigm of postmodernism through analyses of art practices broadly conceived, not only the practices of artists—Robert Rauschenberg, Cindy Sherman, Marcel Broodthaers, Richard Serra, Sherrie Levine, and Robert Mapplethorpe—but those of critics and curators, of international exhibitions, and of new or refurbished museums such as the Staatsgalerie in Stuttgart and the Martin-Gropius-Bau in Berlin.

Criticism/Theory First Edition Softcover Texts in French   New       EUR 16 out of stock

Librairie des femmes de Milan, Ne crois pas avoir de droits, Éditions la Tempête, 2017

La genèse de la liberté féminine à travers les idées et les aventures d’un groupe de femmes

« Il faut se trouver à l’origine de sa propre liberté pour en avoir une possession sûre, qui ne signifie pas une jouissance garantie mais la certitude de savoir la reproduire même dans des conditions moins favorables. Sexualiser l’ensemble des rapports sociaux jusqu’à leurs fondements a pour objectif de porter les femmes jusqu’à l’origine de leur liberté, avant les bouts de papier qui s’appellent lois ou constitutions, avant le mode sur lequel s’organise la production matérielle ou la recherche scientifique qui maintenant me donnent une bouteille de lait, puis une pilule, puis je ne sais quoi, avant les conventions sociales qui commandent aux hommes de respecter l’autre sexe. Avant, c’est-à-dire au niveau où la différence sexuelle reçoit sa première interprétation. 'La liberté, en effet, est le seul moyen pour arriver à la liberté'.»

Ne crois pas avoir de droits est le récit d'une expérience collective. L'expérience d'un groupe de femmes qui, dans les années 1970 en Italie, cherchèrent les ressources nécessaires à l'exercice de leur liberté, prenant le contre-pied d'une logique de victimisation qui leur conseillait avant tout de réclamer, légalement, les droits qui devaient permettre leur émancipation. Ce livre est l'histoire de leurs victoires comme de leurs échecs, pour que la liberté soit quelque chose de vécu plutôt que quelque chose de simplement formel. La Librairie des femmes propose un chemin singulier : investir la sphère symbolique, souvent délaissée, comme lieu où puiser afin de faire éclore une puissance féminine. Ce récit ne nous invite pas tant à suivre leur chemin qu'à nous inspirer de leur démarche, à prendre conscience de la force de toute politique qui part de soi.

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