Répression Softcover Texts in French   New       EUR 19 ORDER

Juliette Volcler, Le son comme arme. Les usages policiers et militaires du son, La Découverte, 2011

« Lalafalloujah », tel est le surnom donné par les GI’s à la ville irakienne de Falloujah en 2004, alors qu’ils bombardaient ses rues de hard rock à plein volume. « C’était comme envoyer un fumigène », dira un porte-parole de l’armée états-unienne. Les années 2000 ont en effet vu se développer un usage répressif du son, symptomatique de la porosité entre l’industrie militaire et celle du divertissement, sur les champs de bataille et bien au-delà. Rap, metal et même chansons pour enfants deviennent des instruments de torture contre des terroristes présumés. Des alarmes directionnelles servent de technologies « non létales » de contrôle des foules dans la bande de Gaza comme lors des contre-sommets du G20, à Toronto et à Pittsburgh. Des répulsifs sonores éloignent des centres-villes et des zones marchandes les indésirables, adolescents ou clochards.

L’enrôlement du son dans la guerre et le maintien de l’ordre s’appuie sur plus d’un demi-siècle de recherches militaires et scientifiques. La généalogie des armes acoustiques, proposée ici pour la première fois en français, est tout autant celle des échecs, des fantasmes et des projets avortés, que celle des dispositifs bien réels qui en ont émergé. Aujourd’hui, l’espace sonore est sommé de se plier à la raison sécuritaire et commerciale. Souvent relégué au second plan au cours du XXe siècle, celui de l’image, il est devenu l’un des terrains d’expérimentation privilégiés de nouvelles formes de domination et d’exclusion. Et appelle donc de nouvelles résistances.

Répression Softcover 208 pages Texts in French   New       EUR 16 ORDER

Mathieu Rigouste, La domination policière. Une violence industrielle, La Fabrique, 2012

La violence policière n’a rien d’accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial : on verra dans ce livre qu’entre les brigades nord-africaines dans les bidonvilles de l’entre-deux-guerres et les brigades anti-criminalité (les BAC) dans les « cités » actuelles, une même mécanique se reproduit en se restructurant. Il s’agit toujours de maintenir l’ordre chez les colonisés de l’intérieur, de contenir les territoires du socio-apartheid. Le développement des armes « non létales » – Flash Ball, Taser… – propulse aussi une véritable industrie privée de la coercition.
Rigouste montre comment l’expansion du marché international de la violence encadre la diffusion des doctrines de la contre-insurrection et permet de les appliquer à l’intérieur des métropoles impériales.
Cette enquête, fondée sur l’observation des techniques et des pratiques d’encadrement et de ségrégation depuis ceux qui les subissent et les combattent, montre comment est assurée la domination policière des indésirables, des misérables et des insoumis en France.

Répression, Criticism/Theory First Edition Softcover 360 pages Texts in English   New       EUR 15 ORDER

Jackie Wang, Carceral Capitalism, Semiotext(e), 2018

What we see happening in Ferguson and other cities around the country is not the creation of livable spaces, but the creation of living hells. When people are trapped in a cycle of debt it also can affect their subjectivity and how they temporally inhabit the world by making it difficult for them to imagine and plan for the future. What psychic toll does this have on residents? How does it feel to be routinely dehumanized and exploited by the police?—from Carceral Capitalism

In this collection of essays in Semiotext(e)'s Intervention series, Jackie Wang examines the contemporary incarceration techniques that have emerged since the 1990s. The essays illustrate various aspects of the carceral continuum, including the biopolitics of juvenile delinquency, predatory policing, the political economy of fees and fines, cybernetic governance, and algorithmic policing. Included in this volume is Wang's influential critique of liberal anti-racist politics, “Against Innocence,” as well as essays on RoboCop, techno-policing, and the aesthetic problem of making invisible forms of power legible.

Wang shows that the new racial capitalism begins with parasitic governance and predatory lending that extends credit only to dispossess later. Predatory lending has a decidedly spatial character and exists in many forms, including subprime mortgage loans, student loans for sham for-profit colleges, car loans, rent-to-own scams, payday loans, and bail bond loans. Parasitic governance, Wang argues, operates through five primary techniques: financial states of exception, automation, extraction and looting, confinement, and gratuitous violence. While these techniques of governance often involve physical confinement and the state-sanctioned execution of black Americans, new carceral modes have blurred the distinction between the inside and outside of prison. As technologies of control are perfected, carcerality tends to bleed into society.

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