Crise & Capital, Cultural Studies First Edition Softcover 93 pages Texts in French   New       EUR 10 out of stock

Mark Fisher, Le Réalisme capitaliste. N'y a-t-il aucune alternative ?, Entremonde, 2018

Les coor­don­nées idéo­lo­gi­ques et la logi­que cultu­relle de notre époque peu­vent se rap­por­ter au cons­tat sui­vant : il est plus facile d’ima­gi­ner la fin du monde que celle du capi­ta­lisme. Un sen­ti­ment répandu, diffus, selon lequel il s’agi­rait du seul sys­tème économique et poli­ti­que viable, et qu’il serait désor­mais impos­si­ble d’en ima­gi­ner une alter­na­tive cohé­rente et plau­si­ble. C’est ce que Mark Fisher nomme le « réa­lisme capi­ta­liste », qu’il se pro­pose de décryp­ter et de cri­ti­quer radi­ca­le­ment. En croi­sant théo­rie sociale et ana­lyse cultu­relle (cinéma, fic­tion, pop culture), l’auteur s’atta­che à diag­nos­ti­quer une conjonc­ture qui se donne de manière idéo­lo­gi­que comme post-his­to­ri­que. Mark Fisher s’atta­que aussi à la pro­li­fé­ra­tion de dis­cours et de repré­sen­ta­tions qui ren­voient aux rap­ports de domi­na­tion : ils pro­dui­sent un étouffement omni­pré­sent, depuis les chaî­nes d’assem­blage à l’ensei­gne­ment, en pas­sant par dif­fé­ren­tes patho­lo­gies ou affec­ta­tions socio-psy­chi­ques (la dépres­sion notam­ment), et bien évidemment par les divers sec­teurs de l’indus­trie cultu­relle. Autrement dit : c’est un hori­zon his­to­ri­que et social clô­turé sur la mar­chan­dise et ses effets d’alié­na­tion qu’il faut ici com­pren­dre, afin de pou­voir mieux en décons­truire l’effec­ti­vité.

Mark Fisher (1968–2017), connu également sous son pseu­do­nyme de k-punk, fut ensei­gnant au Département de cultu­res visuel­les du Goldsmiths College à Londres et obser­va­teur atten­tif des formes cultu­rel­les. Son ouvrage Le Réalisme capi­ta­liste contri­bua à le faire connaî­tre par un grand public ; il contri­bua également à des revues telles que Wire, Fact, New Statesman et Sight & Sound.

Essai traduit de l’anglais par Julien Guazzini

Crise & Capital, Children's book 112 pages 15 x 10 cm Texts in French   New       EUR 9 ORDER

Bini Adamczak, Le Communisme expliqué aux enfants, Entremonde, 2018

Il était une fois des per­son­nes qui aspi­raient à se libé­rer de la misère du capi­ta­lisme. Comment faire pour que leur désir de chan­ge­ment puisse deve­nir réa­lité ? Ce petit livre pro­pose une vision dif­fé­rente du com­mu­nisme, fidèle à son ambi­tion : se débar­ras­ser d’un monde de souf­france et d’oppres­sion. Mobilisant les res­sour­ces de la lit­té­ra­ture enfan­tine, mais pas seu­le­ment, ce texte cher­che à rendre abor­da­ble pour toutes et tous cer­tains concepts de la théo­rie marxiste et com­mu­niste. Princesses et usines, pay­san­nes et tra­vailleu­ses oppri­mées, devien­nent les actri­ces d’un récit ludi­que et illus­tré par lequel il s’agit de reve­nir sur l’his­toire du capi­ta­lisme, sur celle de la féo­da­lité, sur la théo­rie des crises, sur les formes mul­ti­ples de la domi­na­tion et de l’exploi­ta­tion, mais aussi et sur­tout sur les dif­fé­ren­tes défi­ni­tions et com­pré­hen­sions de la visée com­mu­niste.

Crise & Capital Softcover Texts in French   New       EUR 13 ORDER

Edward P. Thompson, Temps, discipline du travail et capitalisme industriel, La Fabrique, 2004

Au XVIIIe siècle, l’heure, jusque-là indiquée par la hauteur du soleil, le son des cloches ou le rythme des marées, devient un chiffre donné par les horloges. Paru pour la première fois en 1967, cet essai analyse l’évolution du rapport au temps dans le processus d’industrialisation des sociétés occidentales et montre en quoi il est un élément central du processus d’évolution capitaliste.

Dans une langue très accessible et parfois même fleurie, Thompson décrypte minutieusement les conditions de mise en place du travail  "moderne" qui, loin d’être le simple résultat d’une évolution "naturelle", sont issues de processus interdépendants. Avec la révolution industrielle, une nouvelle organisation de la journée de travail se met en place (spécialisation des tâches, organisation verticale, abandon progressif du travail à domicile…). La présence de l’horloge sur le lieu de travail comme dans le village et même à la maison est un symptôme – en même temps qu’un élément clé de cette dynamique – de la fonction du découpage temporel objectivé, et de sa maîtrise par les patrons, dans le type nouveau de production et de travail qui s’étend à cette époque. Le  "temps-horloge" va petit à petit s’imposer et remplacer le  "temps-nature" qui régentait jusqu’alors les journées des travailleurs.

La révolution industrielle est ainsi corrélative d’une nouvelle conception du temps dans laquelle celui-ci doit être maîtrisé, exploité. De l’organisation du travail à la planification des loisirs, de l’exploitation de l’espace à la conception du quotidien, ce sont toutes les structures de la société capitaliste moderne qui naissent des rouages du temps mesuré.

Crise & Capital Softcover 296 pages Texts in French   New       EUR 22 ORDER

Wendy Brown, Défaire le démos. Le néolibéralisme, une révolution furtive, Éditions Amsterdam, 2018

Au cours des dernières décennies, l’efficacité a été érigée au rang de valeur primordiale au sein des sociétés occidentales : de l’évaluation des pratiques gouvernementales et des institutions au rapport à soi des individus, l’impératif de valorisation est devenu la norme, tout et tout le monde étant désormais traité comme capital. Analysant les transformations de l’université, celles de l’ordre juridique ou l’emprise acquise par le jargon des « meilleures pratiques », Wendy Brown montre comment la rationalité politique néolibérale – nouvel ordre du discours qui excède largement le domaine de l’économie – introduit partout la logique du marché. Reprenant le fil de l’étude du néolibéralisme là où Foucault l’avait abandonnée, elle explique que la logique sacrificielle qui sous-tend les modèles de la « gouvernance » et de l’homo œconomicus menace la possibilité même de constitution de sujets politiques et, par conséquent, les fondements de la démocratie.

Crise & Capital, Political theory Softcover 92 pages Texts in English   New       EUR 13 ORDER

Mark Fisher, Capitalist Realism: Is there no alternative?, Zero books, 2009

After 1989, capitalism has successfully presented itself as the only realistic political-economic system - a situation that the bank crisis of 2008, far from ending, actually compounded. The book analyses the development and principal features of this capitalist realism as a lived ideological framework. Using examples from politics, films, fiction, work and education, it argues that capitalist realism colours all areas of contemporary experience. But it will also show that, because of a number of inconsistencies and glitches internal to the capitalist reality program capitalism in fact is anything but realistic.

Crise & Capital, Feminism Second Edition Softcover 401 pages 20 x 13 cm Texts in French   New       EUR 26 ORDER

Silvia Federici, Caliban et la sorcière: Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, Senonevero, 2017

Silvia Federici revi­site ce moment par­ti­cu­lier de l’his­toire qu’est la tran­si­tion entre le féo­da­lisme et le capi­ta­lisme, en y intro­dui­sant la pers­pec­tive par­ti­cu­lière de l’his­toire des femmes. Elle nous invite à réflé­chir aux rap­ports d’exploi­ta­tion et de domi­na­tion, à la lumière des bou­le­ver­se­ments intro­duits à l’issue du Moyen Âge. Un monde nou­veau nais­sait, pri­va­ti­sant les biens autre­fois col­lec­tifs, trans­for­mant les rap­ports de tra­vail et les rela­tions de genre. Ce nou­veau monde, où des mil­lions d’escla­ves ont posé les fon­da­tions du capi­ta­lisme moderne, est aussi le résul­tat d’un asser­vis­se­ment sys­té­ma­ti­que des femmes. Par la chasse aux sor­ciè­res et l’escla­vage, la tran­si­tion vers le capi­ta­lisme fai­sait de la moder­nité une affaire de dis­ci­pline. Discipline des corps fémi­nins dévo­lus à la repro­duc­tion, consu­més sur les bûchers comme autant de signaux ter­ri­fiants, tor­tu­rés pour lais­ser voir leur méca­ni­que intime, anéan­tis socia­le­ment. Discipline des corps d’escla­ves, servis à la machine sociale dans un for­mi­da­ble mou­ve­ment d’acca­pa­re­ment des res­sour­ces du Nouveau Monde pour la for­tune de l’ancien.

Le capi­ta­lisme contem­po­rain pré­sente des simi­li­tu­des avec son passé le plus vio­lent. Ce qu’on a décrit comme bar­ba­rie et dont aurait su triom­pher le siècle de la raison est cons­ti­tu­tif de ce mode de pro­duc­tion : l’escla­vage et l’anéan­tis­se­ment des femmes n’étaient pas des pro­ces­sus for­tuits, mais des néces­si­tés de l’accu­mu­la­tion de richesse. L’auteur nous invite à par­ta­ger son son regard d’his­to­rienne et de fémi­niste sur la situa­tion actuelle et sur ses méca­nis­mes.

Crise & Capital, Political theory First Edition Softcover 336 pages 21 x 14 cm Texts in French   New       EUR 22 ORDER

Bruno Astarian, L’Abolition de la valeur, Entremonde, 2017

Pour Marx, l’abo­li­tion de la valeur consiste en la sup­pres­sion de l’échange et son rem­pla­ce­ment par une économie pla­ni­fiée où les hommes tra­vaillent avec enthou­siasme à la satis­fac­tion de leurs besoins (le pre­mier d’entre eux étant le tra­vail lui-même). Et sa théo­rie de la valeur est tout impré­gnée de ce point de vue. L’objet de L’Abolition de la valeur est de revi­si­ter la théo­rie marxienne de la valeur en tenant compte des condi­tions actuel­les du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste – sans remet­tre en cause la tra­jec­toire d’ensem­ble du Capital. La dif­fé­rence essen­tielle avec l’époque de Marx est qu’il est devenu impos­si­ble d’envi­sa­ger le com­mu­nisme comme une économie d’« hommes libres » gérant leur tra­vail par une pla­ni­fi­ca­tion com­mune.
Notre époque permet de mettre au concret la théo­rie de la valeur en s’appuyant sur les carac­té­ris­ti­ques pra­ti­ques, et non pas abs­trai­tes, du tra­vail pro­duc­teur de mar­chan­di­ses. Cela a des consé­quen­ces déci­si­ves sur la façon d’envi­sa­ger l’abo­li­tion de la valeur et l’au-delà du capi­tal et du tra­vail. Car il faut main­te­nant com­men­cer à réflé­chir à ce que pour­rait être une société sans tra­vail – ce qui ne veut pas dire sans pro­duc­tion, mais sans usines, sans chro­no­mè­tres, sans souf­france.

Bruno Astarian s’inté­resse depuis qua­rante ans aux pro­blè­mes théo­ri­ques du com­mu­nisme, et a par­ti­cipé à la for­ma­tion du cou­rant dit de la « com­mu­ni­sa­tion ». Il a notam­ment publié Le Travail et son dépas­se­ment (Senonevero, 2001) et Luttes de clas­ses dans la Chine des réfor­mes (Acratie, 2009).

Crise & Capital, Territoires Softcover 96 pages Texts in French   New       EUR 19 ORDER

David Harvey, Le capitalisme contre le droit à la ville. Néoliberalisme, urbanisation, résistances, Éditions Amsterdam, 2011

Que peut bien vouloir dire « droit à la ville » ? Cette interrogation est indissociable d’une multitude d’autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? À quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d’accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c’est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C’est aussi un droit plus collectif qu’individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d’urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d’analyser la manière dont, au cours de l’histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d’urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par « destruction créative », ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l’actualité de la thèse d’Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l’emploi des surplus dans les processus d’urbanisation, doit devenir l’un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte des classes. (Cet essai est une version développée et enrichie d’un article publié dans La Revue Internationale des Livres et des Idées n° 9, janvier-février 2009.)

Crise & Capital, Feminism First Edition Softcover 420 pages Texts in French   New       EUR 28 ORDER

Coll., Pour un féminisme de la totalité, Éditions Amsterdam, Période, 2017

Le féminisme fait souvent office de faire-valoir à tous les programmes, émancipateurs ou non. Du côté du bloc au pouvoir, les « droits des femmes » sont devenus un argument du maintien de l’ordre, des lois islamophobes à la politique d’incarcération des non-Blancs. Parmi les progressistes, le féminisme est une lutte parmi d’autres, qu’on cite volontiers entre l’antilibéralisme et la défense de l’environnement. À l’inverse, ce livre propose de donner toute sa portée au féminisme, de restaurer sa vocation révolutionnaire, de clarifier sa contribution à tout projet de bouleversement de l’ordre des choses. En quoi transformer la famille, la sexualité, l’organisation de la reproduction sociale et biologique, le travail domestique ou encore le travail affectif implique-t-il de révolutionner la vie quotidienne, la santé, la culture, le travail salarié, le logement, la vie collective, les allocations sociales ? Comment les apports du féminisme noir permettent-ils de repenser le dépérissement de l’État ?
Ce recueil, regroupant des textes fondateurs du féminisme marxiste et des articles plus contemporains, est un manuel à l’usage de celles et ceux qui ne se satisfont pas de transformations partielles, mais qui entendent changer le système dans sa totalité.

Avec des contributions de Eleanor B. Leacock, Matthieu Renault, Johanna Brenner et Maria Ramas, Tithi Bhattacharya, Sara Farris, Silvia Federici, K. D. Griffiths et J. J. Gleeson, Kevin Floyd, Johanna Brenner, Morgane Merteuil, Peter Drucker, Gianfranco Rebucini et Angela Davis.
Ouvrage dirigé par Félix Boggio Éwanjé-Épée, Stella Magliani-Belkacem, Morgane Merteuil et Frédérique Monferrand.

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