Crise & Capital Softcover Texts in French   New       EUR 13 ORDER

Edward P. Thompson, Temps, discipline du travail et capitalisme industriel, La Fabrique, 2004

Au XVIIIe siècle, l’heure, jusque-là indiquée par la hauteur du soleil, le son des cloches ou le rythme des marées, devient un chiffre donné par les horloges. Paru pour la première fois en 1967, cet essai analyse l’évolution du rapport au temps dans le processus d’industrialisation des sociétés occidentales et montre en quoi il est un élément central du processus d’évolution capitaliste.

Dans une langue très accessible et parfois même fleurie, Thompson décrypte minutieusement les conditions de mise en place du travail  "moderne" qui, loin d’être le simple résultat d’une évolution "naturelle", sont issues de processus interdépendants. Avec la révolution industrielle, une nouvelle organisation de la journée de travail se met en place (spécialisation des tâches, organisation verticale, abandon progressif du travail à domicile…). La présence de l’horloge sur le lieu de travail comme dans le village et même à la maison est un symptôme – en même temps qu’un élément clé de cette dynamique – de la fonction du découpage temporel objectivé, et de sa maîtrise par les patrons, dans le type nouveau de production et de travail qui s’étend à cette époque. Le  "temps-horloge" va petit à petit s’imposer et remplacer le  "temps-nature" qui régentait jusqu’alors les journées des travailleurs.

La révolution industrielle est ainsi corrélative d’une nouvelle conception du temps dans laquelle celui-ci doit être maîtrisé, exploité. De l’organisation du travail à la planification des loisirs, de l’exploitation de l’espace à la conception du quotidien, ce sont toutes les structures de la société capitaliste moderne qui naissent des rouages du temps mesuré.

Crise & Capital Softcover 296 pages Texts in French   New       EUR 22 ORDER

Wendy Brown, Défaire le démos. Le néolibéralisme, une révolution furtive, Éditions Amsterdam, 2018

Au cours des dernières décennies, l’efficacité a été érigée au rang de valeur primordiale au sein des sociétés occidentales : de l’évaluation des pratiques gouvernementales et des institutions au rapport à soi des individus, l’impératif de valorisation est devenu la norme, tout et tout le monde étant désormais traité comme capital. Analysant les transformations de l’université, celles de l’ordre juridique ou l’emprise acquise par le jargon des « meilleures pratiques », Wendy Brown montre comment la rationalité politique néolibérale – nouvel ordre du discours qui excède largement le domaine de l’économie – introduit partout la logique du marché. Reprenant le fil de l’étude du néolibéralisme là où Foucault l’avait abandonnée, elle explique que la logique sacrificielle qui sous-tend les modèles de la « gouvernance » et de l’homo œconomicus menace la possibilité même de constitution de sujets politiques et, par conséquent, les fondements de la démocratie.

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