Pedagogy Paperback 1856 pages 22 x 17 cm Texts in French   New       EUR 66 ORDER

Fernand Deligny, Oeuvres, L'arachnéen, 2017

Les Oeuvres de Fernand Deligny (1913-1996) reconstituent en 1856 pages des textes, images, fac-similés, les étapes d'une trajectoire qui conduisit cet éducateur sans diplômes de la lutte contre l'institution "Sauvegarde de l'enfance" à une approche expérimentale de l'autisme. L'ouvrage rassemble l'essentiel de son oeuvre, éditée et inédite: de Pavillon 3, ses premières nouvelles (1944), aux textes sur l'image des années 1980 et de l'évocation de sa dernière et monumentale tentative autobiographique L'Enfant de citadelle.

L’écriture fut pour Deligny une activité constante, existentielle, le laboratoire permanent de sa pratique d’éducateur. Ses premiers livres sont des pamphlets contre l’"encastrement" institutionnel et contre l’approche psychopédagogique qui anime la politique rééducative de l’après-guerre et dans laquelle il voit très tôt s’annoncer la "société de contrôle". À partir de la fin des années 1960, il engage une réflexion anthropologique contre la "domestication symbolique" et pour une définition de l’humain a-subjectif, spécifique, dépris de lui-même. Il accueille des enfants autistes dans les Cévennes et invente un dispositif : un réseau d’aires de séjour, des éducateurs non professionnels, un "coutumier" ritualisé à l’extrême, inspiré de l’agir et de l’immuable autistiques. Il invente une cartographie, les fameuses "lignes d’erre", se saisit du cinéma pour remettre en cause le point de vue hégémonique de "l’homme-que-nous-sommes".

Le volume – chronologique – s’accompagne d’une édition critique détaillée : les textes et films en images sont précédés d’introductions (Sandra Alvarez de Toledo) qui les replacent dans leur contexte historique et dans la biographie intellectuelle de Deligny ; chacune des cinq parties de l’ouvrage se conclut par un texte (Michel Chauvière, Annick Ohayon, Anne Querrien, Bertrand Ogilvie, Jean-François Chevrier) qui dégage les lignes de force de sa pensée au cours de ses tentatives successives.

Criticism/Theory 320 pages 17 x 12 cm Texts in French         EUR 28 ORDER

C.L.R James, Marins, renégats & autres parias, Ypsilon, 2015

L’histoire d’Herman Melville et le monde dans lequel nous vivons

Surnommé « le Platon noir de notre génération », C.L.R. James (1901-1989) a été l’un des principaux représentants de ce que l’on a appelé Black Marxism. En 1952, en plein maccarthysme, C.L.R. James est emprisonné à Ellis Island. C’est là qu’il débute la rédaction de Marins, renégats & autres parias. Son interprétation de Melville prolonge une lecture de Moby Dick qui opposait à la volonté totalitaire du capitaine Achab, le pluralisme démocratique représenté par le narrateur Ismaël. Mais si James reprend l’équation Achab = totalitarisme, il remet en cause sa contrepartie  Ismaël = démocratie…

« En affirmant qu’en 1851 la révolte des masses ouvrières et colonisées était impossible, James révèle à demi-mot qu’un siècle plus tard, en 1952, elle est bel et bien devenue possible. C’est l’unique moyen d’empêcher que le navire de la civilisation moderne sombre définitivement dans la barbarie comme le Pequod a sombré dans l’océan Pacifique. » — Matthieu Renault

« Le voyage du Pequod est le voyage de la civilisation moderne à la recherche de sa destinée. » — C.L.R. James

 

Cinema First Edition Hardcover 640 pages 22 x 21 cm Texts in English / Italian   New       EUR 72 out of stock

Benedikt Reichenbach, Pasolini's Bodies and Places, Edition Patrick Frey, 2017

Around 1980 in Rome, a small cooperative around film critics Michele Mancini and Giuseppe Perrella produced a mysterious, elaborate and yet effortless looking 600-page book of black-and-white photographs entitled Pier Paolo Pasolini: Corpi e Luoghi (Theorema 1981). According to some reviews of the time this is the most Pasolinian publication to date (Alberto Farrasino), an indispensable tool for future research (Tullio Kezich), not just an illustrated book but a unique model of critique (Adriano Aprà).

With its relentless and yet playful classification of some 2,000 film stills ranged under the categories of “bodies” and “places”, whatever page we turn to, Mancini and Perrella stage an ever-shifting space. With a hidden reference to Walter Benjamin and a correspondingly revolutionary attitude, quotation here is understood as a form of “appropriation”, as a practical use of an archive.

Entitled Pasolini’s Bodies and Places and translated by Ann Goldstein and Jobst Grapow, this new quasi-facsimiled edition in English is a first step towards an exploration of the original. Mancini and Perrella introduce their compilation of quoted images with a compilation of texts by Pasolini where he describes his own research of bodies and places for his films. These text were unpublished prior to Corpi e Luoghi. With Stephen Sartarelli’s translations in the present edition they now are fully available in English. The book contains also the original text in Italian / contiene testo italiano.

Crise & Capital, Political theory First Edition Softcover 336 pages 21 x 14 cm Texts in French   New       EUR 22 ORDER

Bruno Astarian, L’Abolition de la valeur, Entremonde, 2017

Pour Marx, l’abo­li­tion de la valeur consiste en la sup­pres­sion de l’échange et son rem­pla­ce­ment par une économie pla­ni­fiée où les hommes tra­vaillent avec enthou­siasme à la satis­fac­tion de leurs besoins (le pre­mier d’entre eux étant le tra­vail lui-même). Et sa théo­rie de la valeur est tout impré­gnée de ce point de vue. L’objet de L’Abolition de la valeur est de revi­si­ter la théo­rie marxienne de la valeur en tenant compte des condi­tions actuel­les du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste – sans remet­tre en cause la tra­jec­toire d’ensem­ble du Capital. La dif­fé­rence essen­tielle avec l’époque de Marx est qu’il est devenu impos­si­ble d’envi­sa­ger le com­mu­nisme comme une économie d’« hommes libres » gérant leur tra­vail par une pla­ni­fi­ca­tion com­mune.
Notre époque permet de mettre au concret la théo­rie de la valeur en s’appuyant sur les carac­té­ris­ti­ques pra­ti­ques, et non pas abs­trai­tes, du tra­vail pro­duc­teur de mar­chan­di­ses. Cela a des consé­quen­ces déci­si­ves sur la façon d’envi­sa­ger l’abo­li­tion de la valeur et l’au-delà du capi­tal et du tra­vail. Car il faut main­te­nant com­men­cer à réflé­chir à ce que pour­rait être une société sans tra­vail – ce qui ne veut pas dire sans pro­duc­tion, mais sans usines, sans chro­no­mè­tres, sans souf­france.

Bruno Astarian s’inté­resse depuis qua­rante ans aux pro­blè­mes théo­ri­ques du com­mu­nisme, et a par­ti­cipé à la for­ma­tion du cou­rant dit de la « com­mu­ni­sa­tion ». Il a notam­ment publié Le Travail et son dépas­se­ment (Senonevero, 2001) et Luttes de clas­ses dans la Chine des réfor­mes (Acratie, 2009).

Criticism/Theory First Edition Softcover 330 pages 22 x 15 cm Texts in French   New       EUR 26 ORDER

Branden W. Joseph, Random Order. Robert Rauschenberg et la néo-avant-garde, (SIC), 2012

Par ses célèbres White Paintings, Combines et Combine Paintings, sérigraphies ou performances, Robert Rauschenberg s'est imposé comme l'un des artistes américains majeurs de la seconde moitié du XXe siècle.
Ce livre propose d'examiner son œuvre des années 1950 et 1960 en la situant dans le contexte de la néo-avant-garde américaine, et en insistant notamment sur les relations que l'artiste a pu entretenir avec le compositeur expérimental John Cage. D'après Branden W. Joseph, leur rencontre au Black Mountain College en 1952 est à la base d'un nouveau projet d'avant-garde envisageant la notion de différence non plus en termes de négation mais bien de force positive. L'auteur se démarque ainsi des analyses inspirées par l'Ecole de Francfort – dominant jusqu'alors les débats relatifs à l'esthétique de l'avant-garde et de la néoavant-garde – pour se tourner du côté de Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Michel Foucault, Toni Negri et Michael Hardt ou encore Antonin Artaud et Michel Carrouges. Cette approche théorique inédite lui permet de montrer que le projet de Rauschenberg ne consista pas en une simple répétition des procédés à l'œuvre dans la première avant-garde mais en un ensemble de pratiques interrogeant la société d'après-guerre modelée par le spectacle, la marchandisation et le conformisme des masses.

Random Order – qui fit date lors de sa parution originale en 2003 – offre ainsi une analyse pénétrante des œuvres les plus marquantes de Rauschenberg, une redéfinition du paradigme de la néo-avant-garde autant qu'une réflexion sur la subjectivité postmoderne.

Criticism/Theory First Edition Softcover 532 pages Texts in French   New       EUR 48 ORDER

Éléonore Challine, Une histoire contrariée. Le musée de photographie en France (1839-1945), Éditions Macula, 2017

Depuis la divulgation du procédé en 1839 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre d’amateurs ou de professionnels militent pour la création d’un musée de photographie. On conserve la trace de multiples projets, d’ampleurs variées qui, s’ils n’ont pas abouti, sont les lieux de cristallisation des espoirs très vite associés à la photographie. L’histoire jusqu’alors mal connue de ces divers projets est traversée par une hésitation fondamentale, liée au statut ambivalent de l’image photographique : devait-on créer un musée des photographies, pensé selon le modèle d’un musée des copies et reproductions photographiques, ou un musée pour la photographie, son histoire, sa technique, son caractère artistique ?

Éléonore Challine retrace ce lent et délicat processus de légitimation du nouveau médium au sein de la sphère institutionnelle française. Cette histoire est animée par des personnalités singulières, toutes convaincues de la nécessité de préserver la photographie et de lui donner un lieu, tels Louis Cyrus Macaire, Léon Vidal, Louis Chéronnet, Raymond Lécuyer ou encore Gabriel Cromer, dont la fabuleuse collection partit pour les États-Unis en novembre 1939 sur l’un des derniers paquebots américains quittant la France, laissant le goût amer d’une perte irrémédiable. Une galerie de portraits de ces figures oubliées s’imposait pour redonner vie et épaisseur à ce milieu qui œuvre pour le musée, excédant le strict monde « photographique ».

Conçu sous la forme d’une vaste et minutieuse enquête, à la recherche d’archives et de traces écrites ou visuelles inédites de ces projets, cet ouvrage se déroule, tel un drame bourgeois, en cinq actes. Quatre actes pour en narrer l’histoire contrariée des années 1840 jusqu’aux années 1930, puis un dernier acte sur l’histoire contournée cette fois-ci, étudiant d’une part les formes éphémères du musée photographique que sont les expositions rétrospectives et, d’autre part, ses formes portatives comme le livre.

Née en 1983, agrégée d’histoire et ancienne élève de la rue d’Ulm, Éléonore Challine est maître de conférences en histoire de la photographie à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne. Une histoire contrariée. Le musée de photographie en France (1839-1945) est son premier livre.

Monograph First Edition Softcover 128 pages Texts in English   New       EUR 35 ORDER

Sigmar Polke, The Editions, Koenig Books, 2017

Editioned work held a special place within the oeuvre and working methods of Sigmar Polke (1941–2010): it represented both a way to conduct intensive variations on unique works, and also to transform identical prints into unique objects by altering the foreground, background, or layering.

His editions—which comprise objects, books, folders, photography, photocopies, collages and prints—and his painting should therefore be understood as symbiotic. Polke’s images are products of his world; they reveal the changing society of the postwar years. The banality of everyday life, the aspirations of the middle classes, national and international politics—all of this, Polke placed under a microscope and reconfigured. Featuring approximately 200 works from the collection Kunstraum am Limes, this catalog contains all of the artist’s editions.

Foreword by Julia Rust, Claudia Olbricht, Thomas Olbricht. Text by Tereza de Arruda.

Artists' writings First Edition Hardcover 345 pages 24 x 16 cm Texts in English   New       EUR 26 ORDER

Chris Kraus, After Kathy Acker. A Biography, Allen Lane, 2017

Kathy Acker: Rich girl, street punk, scholar, stripper, victim, media-whore ... and cultural icon.

The late Kathy Acker's legend and writings are wrapped in mythologies, many of them created by her. Twenty years after her untimely death aged just 50, Acker's legend has faded, but her writing has become clearer. A few years ago, the writer Chris Kraus, author of I Love Dick, found that her own experiences were becoming more and more like Kathy's. She began writing about Acker 'through the distance, but with this incredible frisson of feeling that often I could write "I" instead of "she."'

This is 'literary friction': The first fully authorised biography of the avant-garde writer Kathy Acker, by the woman who arrived on the scene straight after her, who shared some of her boyfriends and friends, and her artistic ambitions. Using exhaustive archival research and ongoing conversations with mutual colleagues and friends, Kraus traces the woman behind the notorious novels, and places her at the centre of a kaleidoscopic artistic world.

The path of the female artist. Is hell.

Poster Edition of 50 118 x 84 cm   New       EUR 80 out of stock

Real Madrid, Bright Futures, 2017

Criticism/Theory First Edition Softcover 346 pages Texts in English   New       EUR 55 ORDER

Douglas Crimp, On the Museum's Ruins, MIT Press, 1993

On the Museum's Ruins presents Douglas Crimp's criticism of contemporary art, its institutions, and its politics alongside photographic works by the artist Louise Lawler to create a collaborative project that is itself an example of postmodern practice at its most provocative. Crimp elaborates the new paradigm of postmodernism through analyses of art practices broadly conceived, not only the practices of artists—Robert Rauschenberg, Cindy Sherman, Marcel Broodthaers, Richard Serra, Sherrie Levine, and Robert Mapplethorpe—but those of critics and curators, of international exhibitions, and of new or refurbished museums such as the Staatsgalerie in Stuttgart and the Martin-Gropius-Bau in Berlin.

Criticism/Theory First Edition Softcover Texts in French   New       EUR 16 out of stock

Librairie des femmes de Milan, Ne crois pas avoir de droits, Éditions la Tempête, 2017

La genèse de la liberté féminine à travers les idées et les aventures d’un groupe de femmes

« Il faut se trouver à l’origine de sa propre liberté pour en avoir une possession sûre, qui ne signifie pas une jouissance garantie mais la certitude de savoir la reproduire même dans des conditions moins favorables. Sexualiser l’ensemble des rapports sociaux jusqu’à leurs fondements a pour objectif de porter les femmes jusqu’à l’origine de leur liberté, avant les bouts de papier qui s’appellent lois ou constitutions, avant le mode sur lequel s’organise la production matérielle ou la recherche scientifique qui maintenant me donnent une bouteille de lait, puis une pilule, puis je ne sais quoi, avant les conventions sociales qui commandent aux hommes de respecter l’autre sexe. Avant, c’est-à-dire au niveau où la différence sexuelle reçoit sa première interprétation. 'La liberté, en effet, est le seul moyen pour arriver à la liberté'.»

Ne crois pas avoir de droits est le récit d'une expérience collective. L'expérience d'un groupe de femmes qui, dans les années 1970 en Italie, cherchèrent les ressources nécessaires à l'exercice de leur liberté, prenant le contre-pied d'une logique de victimisation qui leur conseillait avant tout de réclamer, légalement, les droits qui devaient permettre leur émancipation. Ce livre est l'histoire de leurs victoires comme de leurs échecs, pour que la liberté soit quelque chose de vécu plutôt que quelque chose de simplement formel. La Librairie des femmes propose un chemin singulier : investir la sphère symbolique, souvent délaissée, comme lieu où puiser afin de faire éclore une puissance féminine. Ce récit ne nous invite pas tant à suivre leur chemin qu'à nous inspirer de leur démarche, à prendre conscience de la force de toute politique qui part de soi.

Artists' writings First Edition Softcover 182 pages Texts in English   New       EUR 27 out of stock

Juliana Huxtable, MUCUS IN MY PINEAL GLAND, Capricious, Wonder, 2017

REAL DOLLS, ANIMATRONICS, FAUX-HUMAN ACCESSORIES, THE ABOLITION OF LAWS SURROUNDING ADOPTION, EX-VETERO FERTILIZATION
THE LIVE FEED AND PROFILE STAND AS TRUTH.

IF HISTORY WAS ROBBED, WE TAKE IT BACK BY PEELING AWAY AT LAYERS OF WIKIPEDIA DEBATES (SUBJECT LINE) RE: AUTHENTICITY.

BLACK SAMURAIS
MOORS
THE HAITIAN REVOLUTION

WHO ARE THE MODEN ASCETICS?

WEAVES FOR ERYBODY!

Mucus in My Pineal Gland is the debut collection of artist and writer Juliana Huxtable. Gathering for the first time, poems, performance scripts, and essays, this startling new book expands Huxtable’s critique of gender, sexuality, politics, whiteness, and history while establishing her as a singular poetic voice.

Juliana Huxtable is a New York City-based writer, performer, DJ, and artist. 

Periodical Softcover Texts in English   New       EUR 25 out of stock

Vestoj #05: On Slowness, Vestoj Journal, 2015

(...) The speed of change is a growing complaint about fashion, both amongst those whose livelihoods depend on it, and amongst those who observe these ceaseless shifts from afar. Grumbles about a ubiqui­tous acceleration are nothing new however; in fact, the grievance we appear to harbour against velocity is as old as modernity itself. Back then the machines that increasingly replaced the human hand aroused fear and trepidation; today our attitudes reflect much the same ambivalence towards the revolutions of time. It seems we always regard our own time as simultaneously the most progressive and the most relentlessly accelerated. The modernist project, however, firmly rooted the relationship between progress and speed, and in so doing also forever altered our notion of time. A universal temporal framework, with time zones, seasonal changes and accurate clocks, was constructed with the help of new technology, and the previous more subjective understanding of time had to make way for expedience and the hustle of modern life. With a more synchronised understanding of time, the future also became easier to grasp and, by extension, to control. For a future that can be measured in terms of the knowable present, is a malle­able future, a future that can be shaped according to our will. (...)

With texts by: Dr Michelle Bastian, Laura Gardner, Dr Susan S. Bean, Dr Donald B. Kraybill, Nathalie Khan, Karinna Nobbs, Professor Barbara Vinken, Karlijn Slegers, Yoshiko Iwamoto Wada, Nilgin Yusuf, Professor Frances Corner, Dr John Barker, Anja Aronowsky Cronberg and Maria Fusco.

Last copies !!

Artist's book Edition of 200 Softcover 28 x 21 cm Texts in no text   New       EUR 20 ORDER

Mathis Gasser, Zeiram, self-published, 2017

A book project by Mathis Gasser in collaboration with 53 Beck Road.

With contributions by Cedric Eisenring, Chihiro Matsumura, Mary Hurrell, Kim Seob Boninsegni, Bryan Dooley, Joshua Sex and Sanja Todorovic, Johnny Bunting, Christian Camacho, Will Sheridan JR, Richard Sides and Angharad Williams, Lando, Steve Bishop, Sven Sachsalber, Peter Bunting, Rolf Winnewisser, Marta Riniker-Radich, Viktor Timpfeev, Miriam Laura Leonardi, Stathis Tsemberlidis, Lola Bunting, Julia Hayes, Timothée Calame and Alan Schmalz, Lawrence Leaman, Anon, Ilse Weber, Marius Margot, Catherine Österberg and Jacques Rogers, Yuichi Yokoyama.

Feminism, Criticism/Theory First Edition Staple-bound 32 pages Texts in English / Deutsch   New       EUR 9 ORDER

Silvia Federici, Witch-Hunting, Past and Present, and the Fear of Power of Women, Hatje Cantz, 2012

Small booklet published on the occasion of documenta(13) in Kassel, in the collection 100 Notes – 100 Thoughts / 100 Notizen – 100 Gedanken, edited by Bettina Funcke.

Crise & Capital, Territoires Softcover 96 pages Texts in French   New       EUR 19 ORDER

David Harvey, Le capitalisme contre le droit à la ville. Néoliberalisme, urbanisation, résistances, Éditions Amsterdam, 2011

Que peut bien vouloir dire « droit à la ville » ? Cette interrogation est indissociable d’une multitude d’autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? À quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ? Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d’accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c’est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux. C’est aussi un droit plus collectif qu’individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d’urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d’analyser la manière dont, au cours de l’histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d’urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par « destruction créative », ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient. On saisira alors toute l’actualité de la thèse d’Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l’emploi des surplus dans les processus d’urbanisation, doit devenir l’un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte des classes. (Cet essai est une version développée et enrichie d’un article publié dans La Revue Internationale des Livres et des Idées n° 9, janvier-février 2009.)

Feminism Second Edition Staple-bound 50 pages Texts in English   New       EUR 10 ORDER

Annwen, Herbal Abortion, Godhaven Ink, 2002

Since before recorded history women have been able to control their own fertility using plants. Whether it be for increasing the chances of conceiving, contraception, abortion or starting delayed periods, women have known how to listen to their bodies and affect them. It’s only fairly recently that we’ve given over all knowledge of our bodies to medical professionals.

Criticism/Theory Softcover 121 pages Texts in French   New       EUR 25 ORDER

Barbara Ehrenreich, Deirdre English, Sorcières, sages-femmes & infirmières. Une histoirE des femmes soignantes, Cambourakis, 2015

Engagées dans le Mouvement pour la santé des femmes dans les années 1970, Barbara Ehrenreich et Deirdre English enquêtent sur les racines historiques de la professionnalisation du corps médical. Portant un regard féministe sur les chasses aux sorcières en Europe et la suppression de la profession de sage-femme aux Etats-Unis, elles s'interrogent: et si, derrière ces événements, se cachait une véritable monopolisation politique et économique de la médecine par les hommes de la classe dominante, reléguant peu à peu les femmes à la fonction subalterne d'infirmière docile et maternelle? Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1973, cet essai concis et incisif a ouvert la voie à de nombreux travaux de recherche et prises de conscience. Cette traduction s'ouvre sur une préface inédite des deux auteures.

traduit par L. Lame

postface d'Anna Colin

Criticism/Theory Softcover 372 pages Texts in French   New       EUR 26 ORDER

Katharine Park, Secrets de femmes. Le genre, la génération et les origines de la dissection humaine, 2009

Une histoire des origines de la dissection humaine à partir des représentations sociales du corps et de la sexualité de la femme depuis le Moyen Âge, au-delà de la simple histoire de l'anatomie académique et du « tabou » historiographique autour de l'interdit religieux ou de la croyance païenne.

À l'aube de la Renaissance, auteurs médicaux et philosophes font preuve d'un intérêt grandissant pour les « secrets de femmes », un savoir touchant à la sexualité féminine et aux choses de la génération. Dans le même temps, médecins et chirurgiens italiens se mettent à ouvrir des corps humains pour en étudier les fonctions et dysfonctions, avec pour étape culminante la publication en 1543 du traité d'anatomie d'André Vésale, le De corporis humani fabrica, célèbre notamment pour son frontispice et ses illustrations. Katharine Park étudie la conjonction de ces deux phénomènes entre la fin du XIIIe siècle et le milieu du XVIe siècle à travers une série d'études de cas impliquant une abbesse, une vierge lactante, plusieurs patriciennes et une criminelle exécutée, qui toutes eurent en commun d'être disséquées après leur mort.


En mettant la dissection académique en perspective avec des pratiques plus anciennes d'ouverture de cadavres (telles l'éviscération comme procédure d'embaumement des cadavres de saints, la sectio in mortua encouragée par l'Église dans le cadre du baptême des âmes des enfants, ou encore l'autopsie légale), cet ouvrage déconstruit le mythe selon lequel l'interdit religieux aurait entravé la pratique des dissections humaines dans l'Italie du Moyen Âge et de la Renaissance, et montre que le corps féminin, réel ou imaginé, a joué un rôle central à cette période dans l'histoire de l'anatomie. Les cadavres ouverts de saintes femmes révélaient des objets pieux ; ceux de mères patriciennes livraient des informations cruciales sur la formation du fœtus ; et l'utérus devenait, comme organe de la génération, l'un des objets privilégiés de la science anatomique. Ce faisant, les « secrets de femmes » en vinrent à symboliser dans l'esprit des auteurs masculins les plus grands défis posés par le corps humain, que la dissection promettait de relever

Edité par Alexandre Laumonier et Stéphanie Dubois.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Quiniou (titre original : Secrets of Women. Gender, Generation and the Origins of Human Dissection, Zone Books, 2006).

Criticism/Theory Softcover 506 pages 20 x 17 cm Texts in French   New       EUR 35.5 out of stock

Pauline Chevalier, Une histoire des espaces alternatifs à New York – De SoHo au South Bronx (1969-1985), Les presses du réel, 2017

Les pratiques artistiques dans les « espaces alternatifs » à New York.

112 Greene Street, The Kitchen, Artists Space, The Clocktower, P.S.1, Franklin Furnace, ou Fashion Moda : ces lieux nés durant la décennie 1970, et parfois toujours en activité, ont laissé une empreinte durable sur la scène artistique new-yorkaise.
« Espaces alternatifs », d'abord installés dans ces quartiers industriels du sud de Manhattan qui deviendront SoHo et TriBeCa, puis dans l'East Village, le Queens, Brooklyn, ou encore le sud du Bronx, ces lieux d'exposition, de création et de sociabilité établis en marge des institutions muséales et des galeries commerciales ont favorisé l'épanouissement de nouvelles pratiques : art processuel, danse postmoderne, art vidéo, performance.

C'est une enquête historique et un parcours géographique que propose l'ouvrage, mettant en lumière l'articulation entre ces pratiques et les phénomènes institutionnels, sociaux, économiques et urbains dont elles ne peuvent être dissociées. Si les installations dans les espaces bruts du 112 Greene Street ou l'exposition inaugurale de P.S.1 révèlent un engouement pour le matériau urbain, c'est aussi la place des artistes dans la ville de New York qui est alors constamment interrogée, depuis la légalisation des premiers lofts jusqu'aux critiques virulentes de la gentrification qui émanent de la communauté artistique elle-même. Alors qu'au début des années 1970 ces lieux alternatifs profitent d'un contexte économique favorable et du soutien d'une nouvelle politique culturelle fédérale et locale, le milieu des années 1980 sonne le glas d'un mouvement. « The Fun is gone » arbore la Fun Gallery à sa fermeture dans l'East Village en 1985. La scène alternative s'essouffle sous la présidence Reagan, non sans avoir nourri sa propre histoire et contribué à la constitution d'une mythologie et d'un héritage dont l'ambivalence persiste aujourd'hui.


Pauline Chevalier est maître de conférences à l'université de Bourgogne – Franche-Comté où elle enseigne l'histoire de l'art et la muséologie. Sa recherche porte sur les convergences entre littérature, danse, sculpture et image en mouvement dans l'art américain depuis les années 1960, et sur les croisements entre espace d'exposition et espace scénique dans l'art contemporain.

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